Michon Jean Marie, mort pour la France

Jean Marie Michon est le 47 ème mort de la commune de Grury et le dernier pour l’année 1916.

Extrait livre d'or Grury

Des homonymes

Même nom, même prénom, même lieu de recrutement et même classe. Ils sont deux Jean Marie Michon nés en 1895 en Saône et Loire et tous les deux vont mourir lors de la grande Guerre

L’enfant de Cuzy

Jean Marie Michon est né le 12 aout 1895 à Cuzy (71). Il est le fils de Jean Marie et de Claudine Cognard. Le couple a 4 enfants, 3 garçons et une fille. La famille habite à Cuzy, Uxeau puis est présente aux mouteaux, hameau de Grury en 1914.

La classe incorporée par avance

Jean Marie Michon n’aurait dû effectuer son service militaire qu’en 1916. Avec la mobilisation générale du 2 aout 1914, la classe 1915 est appelée sous les drapeaux le 15 décembre 1914. Son frère Marie Joseph, de la classe 1912, enchaine service militaire et service au front.

 Jean Marie rejoint le 27 ème régiment d’infanterie quelques jours avant Noël 1914. Après 4 mois d’instructions, il arrive probablement au front au printemps 1915.

Dans le bois d’Ailly

Le 27 ème RI est dans le bois d’Ailly. Il patauge dans la boue des tranchées.

A partir du 5 avril, les combats sont quotidiens à coups d’explosifs et de baïonnette. Les homme sont mis au repos le 4 mai mais rappelés au combat dès le lendemain. Quand ils arrivent sur leurs positions, l’ennemi a attaqué et a repris non seulement le terrain gagné en avril mais a également avancé sur les premières lignes françaises.

Jusqu’au 22 mai, le régiment reste sur le secteur et tente de reprendre du terrain avant d’être relevé par le 171 ème RI.

Les 3 bataillons sont relevés tous les 6 jours. L’un au front au bois Mullot, un en réserve à la Croix Saint Jean et un au repos à Commercy.

Le mois de juin 1915 est à peu près calme, si l’on considère que les bombardements sont devenus une habitude pour les poilus.

Dans le Pas de Calais

Jean Marie Michon est affecté le 5 juin 1915 au 156 ème régiment d’infanterie. C’est le régiment d’ Antoine Viard qui se bat dans le Pas de Calais et qui vient de perdre plus de 1300 hommes.

Les hommes retournent au front dans la région d’Ecoivres (62) le 16 juin sur les terrains que le régiment a quitté 3 semaines plus tôt et s’y battent jusqu’à fin juin.

Le vrai premier grand repos a alors lieu jusqu’au 25 aout 1915.

En Champagne

De fin aout 1915 au 23 septembre, le 156 ème RI tient le fortin de Beauséjour dans la Marne. Il participe à la bataille de Champagne du 25 septembre.

Il reste dans le secteur de Maisons de Champagne jusqu’à la fin de l’année.

Un passage au 37 ème RI

Du 15 au 27 décembre 1915, Jean Marie Michon appartient au 37 ème Régiment d’infanterie. Il revient au 156 ème RI après Noël.

La Lorraine

Début février 1916, le régiment est dans le secteur de Baccarat. Il organise la défense des 2ème et 3ème positions. Alors qu’il s’apprête à se rendre au camp d’instruction de Saffais, il est mis en alerte et reprend le train à Charmes direction la Meuse.

La bataille de Verdun et de la Somme

Jean Marie Michon participe aux deux batailles majeures de cette année 1916 aux côtés d’Antoine Viard.

 Tout d’abord l’enfer de la bataille de Verdun, (303 jours de combats) dès le mois d’avril puis la bataille de la Somme (141 jours) à compter du 1 er juillet 1916.

Blessé à la bataille de la Somme

Jean Marie Michon est blessé le 15 novembre 1916 à la cuisse gauche par éclat d’obus à Sailly Saillisel (80). C’est deux jours avant la fin de cette longue bataille

La jambe est fracturée. Il est envoyé à l’hopital d’évacuation N°32 où il décède le 21 novembre 1916. Il avait 21 ans.

Jean Marie Michon est le 47 ème mort de la commune de Grury et le dernier pour l’année 1916.

 

Sources 6M Grury-AD71, 1R-RM Autun 1915-AD71, 5E166-AD71, 5E552/12-AD12, 26N699-10 sga mémoire des hommes

© 2016 Généalanille - Article publié le 21 novembre 2016

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