Les étrangers de passage en Aveyron

Venus par obligation, pour le travail, par hasard, certains étrangers s’installent, d’autres sont seulement de passage. Ceux ci sont plus difficiles à pister dans les recherches généalogiques.

Voici quelques exemples d’étrangers de passage dans l’Aveyron avec des nationalités plus atypiques.

Enfant annamite

Les annamites

27 octobre 1942, 300 travailleurs annamites doivent arriver en Aveyron. Rieupeyroux, La Bastide l’Evêque, La Salvetat Peyralès, La Capelle Bleys, tels sont les villages censés les accueillir. Et il faut prévoir des baraquements, de quoi les loger, les nourrir, les couvrir. Ecoles, maisons particulières, le château de Réquista…

Mais pourquoi viennent-ils ? Pour ramasser des châtaignes ! Ils sont envoyés par le service central des ramassages à Clermont Ferrand.

Peut-on retrouver leur trace ? Aucune liste ne semble avoir été conservée dans les archives aveyronnaises. Mais l’un d’entre eux est mort à cause d’un coup de fusil hasardeux. Son nom est logiquement dans les registres d’état civil.

Pourquoi cet exemple ? Parce qu’il est trompeur. Les annamites, actuels vietnamiens, étaient sous protectorat français en 1942…. Ils ne sont donc pas à rechercher comme étrangers.

Les chinois

Janvier 1917, c’est une soixantaine de chinois qui débarquent de Marseille puis de Lyon pour le bassin minier aveyronnais. Heureusement, un aumônier qui a habité longtemps en Chine peut aider à la traduction.

Pourquoi sont-ils là ? Pour l’entretien des wagons, ou de la voie ferrée en l’absence des hommes partis au front.

Peut-on retrouver leur trace ? Il existe des listes avec les dates d’arrivée et origine. Le dépôt de travailleurs chinois de Marseille a peut être d’autres informations.

Pourquoi cet exemple ? Parce qu’ils sont représentatifs de communautés employées par manque de main d’œuvre pendant les guerres, comme, par exemple 90 grecs de Rhodes en 1916.

Libanais, hollandais, brésiliennes

Ces nationalités sont représentées en minorité dans les archives aveyronnaises. Mais dès qu’on les croise, on sait potentiellement la cause de leur venue. Ils sont principalement domiciliés à Villefranche de Rouergue, Rodez, Millau, Saint Laurent D’Olt, Comps Lagrandville…

Que viennent-ils faire en Aveyron ? Ces personnes ont le point commun d’être membres de communautés religieuses.  Frères, bonnes sœurs, ils sont présents pour quelques temps dans une des « maisons » de leur communauté.

Peut-on retrouver leur trace ? Restés plus longtemps que les travailleurs occasionnels, on arrive assez facilement à pister leur arrivée… quant à leur départ, c’est plus compliqué !

Pays anglophones

Américains, anglais, écossais, irlandais, australiens ne sont qu’une poignée à s’arrêter en Aveyron suffisamment longtemps pour y laisser une trace.

Pourquoi sont-ils ici ? La plupart sont des assistants de langue étrangère affectés aux lycées ou collèges des grandes villes.

Peut-on retrouver leur trace ? Pour les anglais, probablement plus facilement que pour les autres nationalités citées. Attention, cependant, certaines personnes sont nées à l’étranger (notamment aux USA) mais sont français !

Vous cherchez un ancêtre étranger? Voyez quelques pistes de recherches dans la fiche astuce?

© 2020 Généalanille

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