Un corps dans une malle

Un corps a été trouvé dans une malle à la gare de Mende en Lozère. Une recherche est faite au niveau national pour connaitre l’identité de la victime.

Une malle entourée d'une corde

Une macabre découverte

Une malle est à la gare de Mende. Une malle, ou plutôt une cantine d’officier. Elle a été expédiée de Rodez, en bagage. La malle porte les initiales P.C et elle est entourée d’une corde.

Comme le bagage restait « en souffrance », il a été ouvert. Et à l’intérieur, c’est une macabre découverte : la malle contient un tronc de femme. Pas de tête, pas de membres. Ils n’ont d’ailleurs pas été retrouvés.

La mort semble remonter à 1 mois environ. La personne pourrait avoir 25 à 30 ans.

Une analyse des vêtements

Le corps porte un corset rose portant une étiquette de la « Maison du Corset » Rue hôtel des postes à Nice. Les commerçants sont sollicités.

La gaine correspond à un modèle de fabrication datant de 2 ans environ. Et non, non, on ne relève pas les noms de la clientèle.

Le corps porte aussi une culotte rose en jersey, une chemise américaine blanche bordée d’un surjet rose et une veste de pyjama rose avec rayures blanches et bleues. Mais tous ces vêtements sont sans marque.

L’autopsie du corps

Les médecins légistes ont analysé le corps. Pas de trace de blessures. Ni par arme à feu, ni de coup de couteau. Le tronc est mesuré. Cela correspond à une femme de corpulence moyenne, « sans adiposité marquée ». On en 1943, les corps ne sont pas très gras en cette période de guerre. D’ailleurs, cette femme n’avait pas mangé depuis 10 à 12 heures. Elle serait morte en début de matinée.

On ne sait pas si elle a été étranglée ou asphyxiée puisque la tête n’a pas été retrouvée.

L’étude de la malle

La malle mesure 77,05 cm de longueur sur 44 cm de largeur. Elle a une hauteur de 35 cm. Les serrures sont anciennes. Derrière l’une d’elles il y a le prix d’époque : 1 franc. Le prix « actuel » est plutôt de 50 francs.

Des initiales G.P. sont sur le couvercle de la malle. Elles étaient inscrites avec des clous qui ont été arrachés. Par contre, à gauche du couvercle et en bas, on a inscrit (aussi avec des clous) le nom de la ville de Lyon. Clous arrachés. Ne restent donc sur cette malle que des initiales P.C. qui sont elles tracées à la peinture verte.

La ficelle qui sert à fixer l’étiquette est issue d’un filet servant à la pêche de fond de mer. Pas très local, donc.

Et l’expéditeur

Il y a évidemment une étiquette sur la malle. Expéditeur ? Callou, 41 Rue Tellier à Rodez. Destinataire : Mme Veuve Callou en gare Mende.

Il n’y a pas de Rue Tellier à Rodez et il n’y a pas plus de Callou ou Callon à Rodez qu’à Mende… mais on pouvait s’en douter.

La malle a transité de manière certaine à Sévérac le Château. Mais a-t-elle vraiment été expédiée de Rodez ?

Une enquête élargie

Les éléments de l’enquête ont fait l’objet de plusieurs diffusions spéciales auprès des différents commissariats. Des photos du corps et de la malle ont été transmises par les enquêteurs. Dans l’espoir, d’un jour, peut être, trouver l’identité de cette personne.

© 2020 Généalanille

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