Renversé par un vélo

Il s’appelle Albert Escudié, il est né le 9 juin 1898 à Cransac (12)  et il habite avec ses parents au village de Bezelgues à Cransac. Le 9 mai 1907, alors qu’il a presque 9 ans, il se rend aux vêpres. Vers 14H15, alors qu’il se trouve en face de l’hôtel Girou, il est renversé par un cycliste qui arrive derrière lui. L’enfant a la jambe droite fracturée mais le cycliste ne s’attarde pas : il se relève et repart avec sa machine.

C’est Alphonse Roux, 47 ans, qui accourt le premier. Alors qu’il se promenait sur la voie publique, il a vu un bicycliste marchant la tête baissée à une vitesse désordonnée renverser l’enfant.

Germain Girou, 41 ans, hôtelier et forgeron, sort de chez lui au moment où il entend crier. Il voit le cycliste remonter sur sa machine et repartit à toute vitesse.

Les deux hommes transportent l’enfant chez Alfred Lagarrige, 40 ans, pharmacien qui fera un premier pansement sur la plaie contuse en attendant l’arrivée du médecin.

L’identité du coupable ne tarde pas : Il s’agit de Camille Cypierre, 17 ans, manœuvre.

Il est interrogé par les gendarmes et avoue qu’alors qu’il marchait à vitesse très ralentie sur sa bicyclette, un enfant a traversé sa route. Malgré ses avertissements avec sa voix et son appareil sonore, la pédale de sa machine a heurté la jambe droite de l’enfant qui est tombé à terre. Il est lui-même tombé et s’est blessé au genou. Il s’est relevé, est rentré chez lui sans s’occuper de savoir si l’enfant avait du mal.

Camille n’est pas majeur, c’est donc son père, Pierre Cypierre, mineur à la Capouille qui est inquiété. Il déclare aux gendarmes qu’il n’ignore pas être responsable des actes de son fils mineur. Comme Léon Marty, conseiller municipal confirme la bonne conduite et la moralité des Cypierre, il est probable que l’incident n’a pas donné suite à d’autres poursuites.

© 2016 Généalanille

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