Juin 092017
 

Mari et femme sont morts d’un coup de foudre en plein repas de famille, alors qu’un enfant Ă©tait sur les genoux de sa mère.

Foudre

Un jeune couple heureux

Ils se sont mariés en juin 1882 à Ste Croix dans l’Aveyron. Il a 23 ans, elle en a 22.

Jean Marius Bouyssou et Marie Jeanne Galut semblent heureux. Deux enfants viennent alors compléter la famille. Une fille née en 1883 et un garçon né en 1885.

La petite famille vit à la Capelle Balaguier avec la maman de Jean Marius, âgée d’une cinquantaine d’année.

 

Un gros orage

Le temps est orageux en ce début du mois de juin 1887. Après une chaleur accablante pendant toute la journée, le ciel se couvre en ce 1er juin. Un peu de pluie, et c’est l’orage qui se déchaine. Le tonnerre fait un bruit de tambour et la grêle ravage les récoltes de la région de Villefranche de Rouergue.

 

La foudre tombe sur la maison

Chez les Bouyssou, la famille est en train de manger vers 18H. La belle mère est en retrait. La petite fille se débrouille seule, mais le cadet de la famille a besoin de sa mère pour se nourrir. Soudain, la foudre s’abat sur le pigeonnier, brise une fenêtre au 1er étage et entre dans la cuisine au rez de chaussée.

Mr Bouyssou était debout près de la porte, il meurt foudroyé mais n’a pas de blessure apparente.

Mme Bouyssou était assise, son enfant sur les genoux. Elle meurt également foudroyée mais elle a les cheveux grillés et sa figure a des traces sanguinolentes. Sa coiffe a été projetée dans le jardin potager, situé deux mètres en arrière, et elle est en train de brûler.

L’enfant n’a rien. Son bonnet qui est resté sur sa tête est lui aussi en train de se consumer et il faut la présence d’esprit de la grand-mère pour l’éteindre rapidement.

 

La misère s’est abattu sur la maison

Triste jour dans la famille, deux morts, le pigeonnier Ă  refaire, une vitre Ă  changer, les gendarmes Ă  avertir… Le maire autorise rapidement l’inhumation des deux Ă©poux et il est probable qu’ils Ă©taient nombreux Ă  suivre ce double enterrement. Quand Ă  la grand-mère, on peut imaginer la peur de « revoir un Ă©clair semblable Ă  une maison en feu mangeant d’un cĂ´tĂ© Ă  l’autre de l’appartement » lors de tous les orages qu’elle a pu voir le reste de sa vie…

Source 4E226/11-AD12, 4E106/6-AD12, 4M132-AD12, Le Narrateur-AD12

© 2017 Généalanille

Print Friendly, PDF & Email