Oct 312018
 
Quand les allemands dĂ©cident d’ouvrir les boites de conserves des prisonniers de guerre 14-18… les français protestent Ă  leur manière.

Les vivres du prisonnier

 Etant donnĂ© que je suis devenu quelque peu Ă©goĂŻste, je vous serai reconnaissant Ă  l’avenir de ne m’envoyer que des vivres dont je puisse personnellement profiter.

Cette lettre est adressée au président du comité de secours aux prisonniers à Rodez et est datée du 1er mai 1917. C’est un prisonnier de guerre interné au camp de Münsingen qui l’a rédigée. Un autre de ses collègues a écrit un message analogue sur une carte postale.

Pourquoi ce coup de gueule ?

Les allemands ont décidé d’ouvrir toutes les boites de conserves reçues par les prisonniers afin de vérifier que leur contenu ne contient pas de missives cachées. Or une denrée conservée dans du jus devient périssable. Les boites sont donc transmises à la cantine plutôt qu’au prisonnier.

Une mesure provisoire

Des consignes sont passĂ©es aux comitĂ©s qui expĂ©dient les colis. Pas plus d’une boite par colis pour Ă©viter le gâchis (mais tous les colis proposĂ©s ont des conserves). Et uniquement des conserves sèches ! Mais toute boite ouverte et non conservable est utilisĂ©e en commun et donc plus destinĂ©e uniquement au destinataire. C’est une vĂ©ritable perte pour le prisonnier.

Un arrangement

Les autoritĂ©s allemandes sont sommĂ©es de se justifier et de stopper leur attitude vexatoire. Un communiquĂ© de presse parait le 20 juillet 1917. DorĂ©navant les boites de conserves ne seront ouvertes pour vĂ©rifier qu’en prĂ©sence du destinataire et au moment oĂą il voudra en faire usage.

prisonnier

 

Sources: Le temps numérisé par Gallica, 18R3-22-AD12, 18R1-6-2-AD12

© 2018 Généalanille

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Cet article a été réalisé dans le cadre du challenge UproG de novembre 2018 sur le thème imposé « prisonnier en 14-18 ».

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