Les vivres du prisonnier de guerre

Quand les allemands décident d’ouvrir les boites de conserves des prisonniers de guerre 14-18… les français protestent à leur manière.

Les vivres du prisonnier

 Etant donné que je suis devenu quelque peu égoïste, je vous serai reconnaissant à l’avenir de ne m’envoyer que des vivres dont je puisse personnellement profiter.

Cette lettre est adressée au président du comité de secours aux prisonniers à Rodez et est datée du 1er mai 1917. C’est un prisonnier de guerre interné au camp de Münsingen qui l’a rédigée. Un autre de ses collègues a écrit un message analogue sur une carte postale.

Pourquoi ce coup de gueule ?

Les allemands ont décidé d’ouvrir toutes les boites de conserves reçues par les prisonniers afin de vérifier que leur contenu ne contient pas de missives cachées. Or une denrée conservée dans du jus devient périssable. Les boites sont donc transmises à la cantine plutôt qu’au prisonnier.

Une mesure provisoire

Des consignes sont passées aux comités qui expédient les colis. Pas plus d’une boite par colis pour éviter le gâchis (mais tous les colis proposés ont des conserves). Et uniquement des conserves sèches ! Mais toute boite ouverte et non conservable est utilisée en commun et donc plus destinée uniquement au destinataire. C’est une véritable perte pour le prisonnier.

Un arrangement

Les autorités allemandes sont sommées de se justifier et de stopper leur attitude vexatoire. Un communiqué de presse parait le 20 juillet 1917. Dorénavant les boites de conserves ne seront ouvertes pour vérifier qu’en présence du destinataire et au moment où il voudra en faire usage.

prisonnier

 

Sources: Le temps numérisé par Gallica, 18R3-22-AD12, 18R1-6-2-AD12

© 2018 Généalanille

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Cet article a été réalisé dans le cadre du challenge UproG de novembre 2018 sur le thème imposé “prisonnier en 14-18”.

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