Juin 132014
 

Quatre pays sud-américains représentés

Lors du recensement de population de 1936, seuls quatre pays sud-américains ont des représentants en Saône et Loire:
- Brésil 7 personnes;
- Colombie 1 personne;
- Chili 1 personne;
- Argentine 22 personnes.

Outre la religieuse colombienne à Autun, et le chilien sans profession à Igornay (beau-frère d’un français), on constate donc une forte présence d’argentins dont la plupart sont en mission dans l’entreprise Schneider du Creusot.

Les brésiliens en Saône et Loire

Tous les brésiliens habitent en 1936 dans des villes de plus de 4000 habitants.
A Autun, deux travailleurs sont isolés:
un ébéniste de 60 ans, originaire de Cerro Azul au nord de Curitiba dans l'état de Paraná;

une auxiliaire dans un pensionnat Rue de l'arquebuse (peut être dans l'école qui a servi d’hôpital auxiliaire pendant la première guerre), originaire de St José.

A Chalon sur Saône, c'est un couple composé d'un verrier de 35 ans originaire de São Paulo marié à une italienne de Pise.

A Montceau les Mines, la Rue des Oiseaux accueille une famille de commerçants ambulants dont le fils est né à Metz.

Les religieuses de Macon

Les deux dernières personnes recensées en 1936 (et en 1931) sont des religieuses.

Angélina Volpati est née en 1887 dans le quartier Santa Felicidade de Curitiba situé dans l’état fédéral de Paraná.


Marie Regina Brügger est née en 1898 à Sumidouro au nord de Rio.

Une troisième sœur brésilienne est présente au couvent. Ignès Dutra de Sibeira part de Macon le 8 octobre 1931 pour aller à Céret dans les Pyrénées Orientales. Elle en revient le 10 septembre 1932.

La congrégation en France

Les religieuses de Mâcon appartiennent à la congrégation des Saints Anges, située Rue de la préfecture (à proximité des archives départementales de Saône et Loire) dans l'ancien couvent des jacobins.

Cette congrégation a été créée par Marie Élisabeth Poux, née en 1797 à Planche-en-Montagne (39), décédée le 21 décembre 1855 à Mâcon et dont la famille maternelle est originaire de Saône et Loire.
Marie Elisabeth Poux, dite aussi Barbe Elisabeth fonde d'abord une école de fillettes à Poligny (39). "Etant tombée malade, ses élèves entreprennent « une neuvaine devant une statue de la Sainte Vierge et elles obtinrent sa prompte guérison. La statue, du coup, fut déclarée miraculeuse."
En 1831, elle créée à Lons le Saunier, une communauté de femmes aspirant à la vie religieuse, fondation qui échoue. Elle recommence une nouvelle fondation à Morez (39).
La congrégation est créée à Mâcon en 1844 et est installée dans les bâtiments actuels en 1844.
Elle accueille toujours des religieuses brésiliennes.

Les soeurs font créer une école à Paray le Monial (Rue du 8 mai) qui connaitra un accident.

La congrĂ©gation s’exporte au BrĂ©sil

En janvier 1893, les journaux brésiliens annoncent l'installation prochaine d'une école à Rio de Janeiro issue de la congrégation des Saints Anges. Dix religieuses prennent le bateau en avril 1893 et l'école est fondée le 22 mai 1893. Elle accueillera des sœurs d'autres nationalités.
Le Colégio dos Santos Anjos" est situé Rua 18 de Outubro, 95, Tijuca, 20530 Rio de Janeiro. Il continue d'accueillir de jeunes enfants.

Selon l'article du Journal de Saône et Loire de 2013, la congrégation franco-brésilienne se bat pour faire béatifier la fondatrice du mouvement.
L'article est disponible en cliquant sur ce lien.

Sources:
M1742-AD71, 5E270/95-AD716M Autun-couches-Epinac 1936/1, 6M Lucenay 1936/1, 6M ChalonS 1936/1, 6M Macon 1936/2, 6M Montceau les Mines 1936/1, 6M Chauffailles La Clayette 1936/1, 6M Creusot 1936/2, 6M Creusot 1936/3, 6M Macon 1931/2, journal de Saône et Loire 20/05/2012 et 17/11/2013 , data.bnf.fr, institut des frères Maristes, Gazeta de Noticias 03/01/1893, 06/04/1893, et 02/08/1893, La Lanterne 24/06/1886

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