Bouton Etienne, mort pour la France

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Oct 232017
 

Etienne Bouton est né le 18 septembre 1892 au hameau de St Siacre à Grury (71). Il est le 3ème enfant de Jean Marie Bouton, cultivateur et d’Anne Frappet et frère de Jean Marie Bouton, mort pour la France en septembre 1917.

Bon pour le service

Etienne part au régiment le 9 octobre 1913. Il rejoint le 158ème régiment d’infanterie dans les Vosges dont il doit être libéré en 1915. Mais la classe 1912 est l’une de celles qui passeront le plus de temps au front… du moins pour ceux qui reviendront vivants.

Mobilisés avant l’heure

De part leur présence dans les Vosges, les hommes du 158ème régiment d’infanterie sont prêts à intervenir avant même l’ordre de mobilisation générale. Ils rejoignent la région du col du Bonhomme dès le début du mois d’Août avec l’ordre de ne pas dépasser la frontière. Le 4 août, ils aperçoivent quelques hommes en gris longeant la forêt, le lendemain c’est le baptême du feu et déjà le premier tué (côté allemand) et les premiers blessés (français et allemands).

Première blessure à l’épaule

Le 20 aout 1914, le 158ème RI doit occuper la cote 500 entre Reigensthal et St Léon. L’ennemi est bousculé sous un feu croisé de mitraillettes et de fusillade. Il laisse de nombreux morts sur le terrain et 30 prisonniers. Le 21 aout 1914, Etienne Bouton est blessé à Abreschviller. C’est une plaie à épaule droite qui va l’éloigner du front, peut être liée au combat à la baïonnette.

 

La différence entre fiche matricule et état de services

D’après sa fiche matricule, on apprend les renseignements suivants.

Il est évacué à l’hôpital du Moulin où il reste jusqu’au 13 septembre avant de rejoindre Lyon : Desgenettes, Ste Foy les Lyon et Ecole de Santé militaire (avenue Berthelot). La fin de son séjour se termine par une permission de 6 jours du 11 au 17 janvier 1915 qu’il passera peut être à Grury.

Par contre ses états de services sont plus complets.

Son séjour à l’hôpital commence à Moulins (03) du 24 aout au 12 septembre 1914. Il rentre au dépôt puis il part à Desgenettes à Lyon où il séjourne jusqu’au 2 octobre. On le retrouve à Caluire (69) pendant 6 jours avant son départ pour Sète (34) jusqu’au 27 octobre 1914. Pas de mention de l’école de santé, aucune trace de permission à cette période.

Retour au front ?

18 janvier 1915 : « la neige est tombée abondante pendant la nuit ». Selon sa fiche matricule Etienne Bouton rejoint le front après sa permission. Mais le 158ème a bien bougé depuis son départ : les Vosges, la Meurthe et Moselle, la Marne, la Belgique, les Flandres… Les hommes sont à Villers Chatel (62) et le médecin major vient d’organiser dans son cantonnement des douches à eau chaude.

 

Les batailles se succèdent

Le régiment d’Etienne Bouton participe à de nombreuses batailles comme celle de la prise de l’éperon sud de notre Dame de Lorette le 15 mars 1915 dont l’article paru dans « l’écho de Paris » est conservé dans le journal de marche.

En septembre 1915, c’est l’attaque du bois en Hache qui provoque de grandes pertes dans le régiment.

Où est Etienne ?

Selon sa fiche matricule, il est au front, cependant son « état de services » précise que l’extraction de son projectile a lieu à l’hôpital Desgenettes du 25 aout au 14 septembre 1915. L’intervention est suivie d’une face de convalescence à Lyon puis à Sète dans différents hôpitaux avant une permission de 7 jours et le retour à son détachement.

Etienne est peut être au front début 1916..

Le 7 mars 1916, les hommes sont acheminés vers Verdun où ils vont vivre une des batailles les plus meurtrières de la première guerre mondiale.

Ils repartent un mois plus tard pour la Marne avant de rejoindre dans la Somme.

 

Deuxième blessure

Le 18 aout 1916, le 158ème RI quitte en auto son cantonnement pour rejoindre les tranchées dans le secteur de Soyécourt (80). L’attaque de la zone comprise entre cette commune et Vermandovillers débute le 4 septembre 1915 à 14H.

Etienne Bouton est blessé à la cuisse gauche par éclat d’obus. Sa fiche matricule évoque un passage à l’hôpital temporaire N°12 du Havre, un passage par l’ambulance 16/12 mais sans date. L’état de services parle de l’hôpital de Compiègne….

Le soldat reste en convalescence pendant 20 jours (15 jours selon l’état de services) à compter du 5 novembre 1916. Il rejoint son régiment le 28 novembre de la même année.

Le 158ème rejoint la Haute Saône un mois plus tard. Dès février 1917, il reste entre ce département et l’Alsace. Les conditions de voyages sont difficiles avec les routes verglacées.

Le chemin des dames

Au printemps 1917, le régiment est acheminé par étapes jusqu’au chemin des dames dans l’Aisne.

Etienne Bouton est cité à l’ordre du régiment le 30 mars 1917 :

« très bon soldat courageux, dévoué, a été blessé deux fois ».

Il est promu soldat de 1ère classe le 16 mai 1917.

Une répétition grandeur nature

L’attaque du 23 octobre est préparée avec minutie pendant 2 mois. Selon l’historique du régiment, elle est même répétée à l’arrière avec un terrain aménagé. « Qu’est ce qu’ils vont prendre » se disent les hommes à quelques minutes de l’heure de début du combat.

Etienne Bouton disparait le 23 octobre 1917 dans le combat de Chavignon dans l’Aisne. Il avait 25 ans. Son acte de disparition est signé du lieutenant Cotinaud en décembre 1917.

Le jugement de décès est rendu quelques jours avant Noël.

Etienne Bouton est le 54ème mort pour la France de Grury. Son frère Jean Marie est décédé un mois plus tôt, le 21 septembre 1917.

 

Sources 5E227/12-AD71, 1R-RM Autun 1912-AD71, 3U301-AD71, 26N700/10 à 13-sga mémoire des hommes, Historique du 158ème RI

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Bouton Jean Marie, mort pour la France

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Sep 212017
 

Jean Marie Bouton est le 53ème poilu de Grury « mort pour la France » . Il est tué dans la région de Douaumont.

 

Classe 1917

Jean Marie Bouton est né le 16 décembre 1897 au hameau de St Siacre à Grury (71). Il est le 5ème enfant de Jean Marie Bouton, cultivateur et d’Anne Frappet.

Classe 1917, la guerre a débuté alors qu’il n’avait que 17 ans. Il fait donc partie de ses classes appelées en avance. Son frère Etienne est déjà sur le front et a déjà été blessé deux fois….

Jean Marie part au régiment le 11 janvier 1916. Il rejoint le 21ème régiment d’infanterie où il bénéficie d’un temps d’apprentissage raccourci. La classe 1917 est en effet partiellement au front dès juillet 1916.

 

Le chemin des dames

Il est affecté au 31ème régiment d’infanterie le 9 novembre 1916. Ses camarades de troupe se battent dans le secteur du bois de Saint Pierre Vaast. Ils sont relevés le 13 novembre et vont cantonner à Saumont la Poterie (76).

Après quelques jours de repos et d’instruction, le régiment est transporté le 7 décembre dans la région de Lhuitre (51) avant d’être affecté au sud de chemin des dames. La première relève a lieu le 13 décembre sur les environs de Paissy-Beaurieux (02).

Le manque de voitures et de chevaux rendent le ravitaillement difficile. Des avions survolent les hommes, des tirs de canons sont réguliers mais c’est la pluie persistante qui cause le plus de dégâts. « Les boyaux sont comblés, les terres éboulées, les lignes téléphoniques coupées ».

 

A partir du mois de février, le régiment est affecté au sous secteur des buttes où il va patiemment préparer la prise du bois des buttes. L’attaque a lieu le 16 avril 1917. Elle est déclenchée à 5H30 et après trois journées de lutte, ce n’est pas moins de 3 km qui ont été repris sur l’ennemi.

Au 415ème RI

Difficile d’imaginer que Jean Marie Bouton soit affecté au 415ème RI au plus milieu d’une des batailles essentielles qu’ait mené le 31ème régiment d’infanterie.

Ce nouveau groupe est dans la région des Eparges (55). Il est au repos début juillet 1917 avant de participer aux batailles du Mont Blond (région de Prosnes dans la Marne). Le régiment est relevé le 3 août.

A Verdun

Le 415ème Régiment d’infanterie arrive dans la région de Verdun. Il occupe la région d’Hardaumont (Vaux devant Damloup) au début du mois de septembre 1917.

Jean Marie Bouton décède au Ravin du Helly, commune de Douaumont le 21 septembre 1917. Il repose dans la tombe 192 de Fleury devant Douaumont.

Il est le 53ème mort pour la France de Grury. Jean Marie Bouton n’avait pas vingt ans. Son frère Etienne décèdera un mois plus tard, le 28 octobre 1917.

 

Sources: 5E227/13-AD71, 1R-RM Autun 1917-AD71, 26N605/9-sga mémoire des hommes, Historique du 31ème RI et du 415ème RI.

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Têtu Lucien, mort pour la France

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Sep 032017
 

Lucien Têtu est le 52ème mort pour la France de la commune de Grury. Il décède dans la Marne le 3 septembre 1917 à 20 ans.

 

Têtu, un enfant de l’assistance.

Lucien Têtu est né le 1er mai 1897 à Melun (77) selon sa fiche matricule. Cependant, il n’apparait pas sur le registre des naissances de la commune.

Pupille de l’assistance publique de la Seine, il se retrouver à Grury (71) à une date à déterminer. (Il est trop jeune pour être sur les listes électorales avant son départ à la guerre. Il n’apparait pas dans les recensements de 1906).

 

Départ pour la guerre

Âgé de 19 ans, il part pour la guerre le 11 janvier 1916. Comme toutes les nouvelles recrues, il bénéficie d’un temps d’apprentissage relativement court avant d’être précipité au front. En effet, la classe 1917 est partiellement au front dès juillet 1916.

Il est affecté au 109ème régiment d’infanterie qui vient de subir la bataille de Verdun et se trouve en Champagne. Le régiment est dirigé sur la Marne avant d’aller se battre dans la bataille de la Somme.

Au 152ème RI

Lucien Têtu est affecté au 152ème régiment d’infanterie le 17 octobre 1916. Ses camarades au front viennent de mener la bataille pour s’emparer de Sailly-Saillisel (80). Et les pertes s’élèvent à plus de 1000 hommes sur 1976 engagés en 1ère ligne.

Il fait probablement partie du renfort de 170 hommes arrivés le 30 octobre 1916.

Dans les Vosges

Le régiment embarque à la gare de Loeuilly le 1er novembre 1916 en 3 trains et traverse la France : Beauvais, Pantin, Noisy le Sec, Troyes, Bologne, Epinal, Bruyères. Il arrive à Corcieux (88) dès le lendemain.

La troupe reste au repos (et exercices militaires) jusqu’à son départ le 13 novembre. 4 trains quittent Corcieux pour Giromagny (90). Les hommes cantonnent dans la région de Dannemarie avant de retrouver le front le 13 décembre 1916.

Quelques tirs, quelques obus, quelques blessés, quelques avions qui survolent la zone.

Les ordres d’opérations prévoient des actions rapides en avant pour ramener des prisonniers et du matériel.

Les hommes sortent parfois en tenue légère.

Et comme il faut un mot de passe, que choisir d’autre que le nom de la bataille qui a fait tant de dégâts dans le régiment : Sailly-Saillisel!

Les résultats ne sont pas toujours à la hauteur des espérances et on dénombre encore des morts et des blessés. Les tirs se font plus présents en fin d’année. Pas de trêve des confiseurs dans les tranchées.

Au début de l’année 2017, le 152ème RI est survolé par les avions quasi journellement. Un nouveau coup de main est tenté sur le Schonholz le 21 janvier. Et un avion est abattu le 25 janvier. Son aviateur est retrouvé du côté français et fait prisonnier.

Le régiment part à l’arrière pour quelques temps. Il revient au front le 13 février.

Lucien Têtu est blessé le 18 février et évacué du front. Sa blessure n’est pas indiquée dans le journal de marche du régiment.

Début mars, le combat durcit. Quelques jours plus tard, le 152ème RI est relevé par le 63ème RI. Il va cantonner dans la Haute Saône au sud de Vesoul.

Les batailles dans l’Aisne

Le 1er avril, les troupes prennent le train : Villers le Sec, Vesoul, Gray, Dijon, Montereau, Melun, Villeneuve St Georges, Bercy Ceinture, La Chapelle le Bourget et Villers Cotterets.

Lucien Têtu n’aura probablement pas eu le temps d’apercevoir sa ville de naissance.

Les hommes sont dorénavant dans l’Aisne.

Ils rejoignent le front le 13 mai dans la région de Beaurieux. Les tirs ennemis d’obus deviennent quotidiens jusqu’à fin mai.

Début juin, alors que les hommes sont au repos, c’est un renfort de 450 hommes qui se joint au 152ème RI. Autre bonne nouvelle, le colonel, une délégation du régiment, le drapeau et sa garde vont défiler à Paris le 14 juillet 1917.

Mort dans la Marne

Le 27 juillet, le régiment part en camion pour la Marne. Un peu de repos et une pièce de théâtre le 13 aout avant de repartir pour la région de Reims. Retour en 1ère ligne pour les hommes le 18 aout 1917.

Lucien Têtu meurt le 3 septembre 1915 à la tranchée Friand par éclat d’obus. Il avait 20 ans.

De la commune de Courcy où il meurt, il est inhumé à la Verrerie de Neuvillette les Rheims.

Avec la création des nécropoles militaires, son corps sera déplacé à Sillery. Sur sa plaque, il est injustement noté comme appartenant au 155ème RI (qui était aux Eparges(55) à cette date).

Lucien Têtu est le 52ème mort pour la France de Grury. Il est enterré dans la tombe N°410.

Têtu

Sources : 6E306/103-AD77, 1R RM Autun 1917, 26N697/14-sga mémoire des hommes, l’image de la guerre numérisé par Gallica

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Lanoiselée Lazare, mort pour la France

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Mai 012017
 

Lazare Lanoiselée est le 51ème poilu de la commune de Grury mort pour la France. Son nom est uniquement sur la plaque de l’église.

Lazare Lanoiselée est né le 26 janvier 1875 au hameau des Oudots à Marly sous Issy. Il est le premier enfant de Pierre Lanoiselée, laboureur et d’Edenise Moulin.

Service militaire, mariage…

Lazare part faire son service militaire au 13ème régiment d’infanterie en novembre 1896. Il en revient avec son certificat de bonne conduite. Un mois après son retour, il épouse le 24 octobre 1899 à Issy l’Evêque Marie Moreau. Le couple s’installe à Issy l’Evêque. Il est recensé soit au hameau de la famine avec les parents Lanoiselée soit au hameau des Longvas avec les parents Moreau. Plusieurs enfants naissent, que des garçons : Pierre, Nicolas, Philibert, Jean…

Mobilisé à 39 ans

Arrive le mois d’août 1914, c’est la mobilisation générale. Lazare Lanoiselée a 39 ans et il doit partir au front. Il rejoint son corps d’arme le 15 aout et est affecté au 295ème régiment d’infanterie le 4 novembre 1914.

Le journal de marche du régiment indique l’arrivée de ces renforts d’Autun et précise que « le détachement est momentanément cantonné à Annequin où il restera quelques jours avant d’être réparti entre les unités et conduit aux tranchées. »

La première bataille de l’Artois

Les jours passent avec les mentions « rien à signaler » ou « situation sans changement ». Comprenez que les hommes sont dans les tranchées sous les feux des mitrailleuses et tirs ennemis. Et que malheureusement, ils sont déjà habitués à voir leurs camarades être blessés ou tués. L’ennemi n’est pas loin, les patrouilles peuvent entendre des conversations en allemand.

Ça bouge dans la nuit du 6 au 7 décembre 1914. Les forces ennemies se sont repliées devant Vermelles et il faut réorganiser la défense. Quelques jours plus tard, le 295ème RI participe à la première bataille de l’Artois pour tenter de rejeter l’ennemi hors de la voie ferrée La Bassée Grenay. Et ce n’est pas le café alcoolisé dans les bidons qui leur permettra de tous survivre.

Un violent corps à corps

Après un premier Noël et un premier jour de l’an de guerre, les hommes continuent de travailler dans les tranchées pour protéger le secteur. Mais le 25 janvier 1916, les allemands décident d’attaquer les tranchées anglaises. Ils avancent grenade à la main et prennent facilement certaines positions françaises. Le combat se fait au corps à corps et ceux qui tentent de sauver des pièces d’artillerie sont tués sur le champ. La bataille fera 32 tués, 27 blessés et 11 disparus

Les allemands attaquent à nouveau en masse le 29 janvier. Les pertes s’élèvent à près de 100 hommes. Certains corps sont restés entre les mains de l’ennemi.

Les corons de Bully

Le 295ème RI est relevé début février 1915 et est affecté en avant des corons de Bully, Grenay. Le secteur est plus calme. Le régiment aménage activement les défenses du lieu : aménagement de traverses, approfondissement et nettoyage des tranchées, ajout de barbelés, création d’abris…

Le 5 mars, les hommes sont appelés en soutien des chasseurs à pied dans le boyau dit « des arabes » à l’ouest de Notre Dame de Lorette.

Après quelques jours sous les bombardements, ils retournent à Bully et retrouvent un calme apparent. Le 9 mai 1916, la bataille de Loos a lieu et les hommes du 295ème RI sont en alerte mais « Le 5ème bataillon n’ayant pas d’objectifs très apparents sur son front n’a pas à intervenir. »

Pas vraiment au repos

Le régiment est mis au repos le 30 mai 1915. Il reçoit un renfort de 100 hommes qui sont répartis dans les différentes compagnies. Mais 2 jours plus tard, il doit retourner au front pour tenir le sous secteur du chemin de Bully à Angres à la route Noulette Angres. La relève se fait par un boyau d’accès de plus de 4km pour atteindre la 1ère ligne. Bien entendu, sous un bombardement violent.

Les hommes vont occuper la position devant l’ouvrage blanc jusqu’au 8 juillet où ils vont avoir droit à 8 jours de repos.

Le 11 juillet, ils auront droit à une douche tiède ! Le 16 juillet, il faut déjà repartir au front.

Le secteur d’Arras

Fin septembre 1915, le régiment se porte sur la région de Maroeuil. Il est prêt à continuer sur Neuville saint Waast. Le 29 septembre, il occupe les anciennes lignes allemandes vers la cote 105 et s’affaire à organiser boyaux et tranchées sous les bombardements intermittents. Le 11 octobre, tout le régiment est mobilisé pour déboucher du boyau de la cote 105 mais le franchissement est impossible. Les liaisons téléphoniques sont rompues, les communications par coureurs sont retardées par l’obstruction des boyaux. Sous le bombardement d’une violence inouïe, de nombreux hommes sont enfouis et dégagés. En fin de journée, le calme revient peu à peu.

C’est la pluie qui fait son apparition fin novembre et rend les conditions dans les tranchées plus difficiles : boue, éboulements… Avec le piétinement lors de la relève, la boue s’épaissit (jusqu’à atteindre parfois 1 mètre de hauteur). Certains hommes sont enlisés et il faut les secourir à l’aide de planches et de cordes.

Dégradation militaire

Le journal de marche indique au 25 décembre « jour de Noël – Repos »

Trois jours plus tard, c’est devant 100 hommes du régiment que sera dégradé un soldat de 2ème classe, condamné à 20 ans de détention pour abandon de poste et désertion devant l’ennemi.

Affecté aux commis et ouvriers d’administration

Lazare Lanoiselée est affection à la 3ème section des commis et ouvriers d’administration (COA) le 6 janvier 1916. La suite de son parcours sera, par conséquent, plus difficile à suivre.

Mort à l’hôpital

Sa fiche matricule nous indique qu’il entre à l’hôpital de Nevers le 25 avril 1917. Il y meurt le 1er mai des suites de maladie (congestion cérébrale avec hémiplégie). Il avait 42 ans.

Lazare Lanoiselée n’est pas présent sur le monument aux morts de Grury parce qu’il n’était pas originaire de la commune et qu’il habitait le village voisin. Cependant, il est inscrit sur la plaque présente dans l’église paroissiale. A ce titre, il est donc le 51ème mort pour la France de la commune.

Sources :

5E280/9-AD71, 1R RM Autun-AD71, 26N742/2, 26N742/3-sga mémoire des hommes

© 2017 Généalanille

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Colier Jean, mort pour la France

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Avr 162017
 

Jean Colier est le 50ème mort pour la France de la commune de Grury. Il décède dans la Marne à peine 1 mois avant ses 20 ans.

Jean Colier est né le 14 mai 1897 à la Janvière, commune de Grury. Il est l’ainé des deux garçons de Pierre Colier et de Pierrette Diry, cultivateur.

Classe 1917

Jean Colier appartient à la classe 1917. La guerre est déjà bien entamée quand il passe le conseil de révision à Issy l’Evêque.

Bon pour le service, il est incorporé le 11 janvier 1916 au 13ème régiment d’infanterie. Quelques mois d’instructions et il rejoint le front probablement entre le printemps et l’été 1916.

La bataille de Verdun

Débutée en février 1916, la bataille de Verdun va durer plus de 9 mois. Le 13ème RI y participe aux Eparges, à la tranchée de Calonne… C’est peut être dans ce contexte que Jean Colier se confronte à cette drôle de guerre.

Dans la Somme

Après un stage d’instruction dans le camp de Saffais (54), les hommes sont transportés à Vézelise à destination de la Somme. Ils restent en 1ère ligne dans le secteur de Berny jusqu’à la fin de l’année 1916 pour une autre direction.

Les tranchées de la Marne

Le 13ème RI appartient désormais à 169ème division qui vient d’être créée en ce début d’année 1917. Le régiment est affecté au sous secteur de la main de Massiges. La guerre des tranchées s’est installée mais quelques bombardements allemands provoqueront des contre-attaques et ainsi un peu de mouvement dans le secteur.

Le Mont Cornillet

Le 13ème RI ne quitte pas la Marne et se porte dans la région de Reims avec pour objectif de conquérir le Mont Cornillet. L’attaque a lieu le 17 avril 1917 sous un temps déplorable (pluie, neige) et le 83ème RI se replie, laissant les hommes du 13ème RI en première ligne. Pendant 5 jours, les hommes vont se battre dans ces lieux. Plus de 400 morts, une centaine de prisonniers et de nombreux blessés.

Parmi eux se trouve Jean Colier qui souffre d’une plaie à la tête et au côté droit par éclat d’obus.

Colier

Il décède à l’ambulance 9/17 dans la même journée. Il n’avait pas 20 ans. Son corps repose à la nécropole ‘Sept Saulx’, tombe 959.

 

Sources : 5E227/13-AD71, 1R RM Autun 1917-AD71, historique du 13ème RI

© 2017 Généalanille

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Voilà, c’est fini… ou presque

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Mar 032017
 

Juillet 2015 – Mars 2017, c’est le temps qu’il a fallu pour indexer les poilus des 588 livres d’or des communes de Saône et Loire. Le projet est fini, mais la guerre n’est pas terminée.

C’est l’histoire d’un jour un poilu

Décembre 2013, une idée un peu folle est lancée… Une base de plus de 1,3 million de militaires morts pour la France pendant la guerre 14-18 est proposée à l’indexation collaborative. Et Jean Michel Gilot calcule qu’il suffit (!) à 880 personnes de transcrire chaque jour une fiche de poilu pour que l’intégralité de la base soit complète au 11 novembre 2018. C’est le début du projet 1 jour 1 poilu .

Trouver une organisation

Un poilu par jour, le temps de le repérer, de se connecter, de l’indexer, de diffuser l’information… Beaucoup d’organisation pour une seule fiche.

Après avoir testé des indexations par année, et éventuellement par patronyme, c’est bien la participation à l’indexation au fil du Tour de France 2015 qui m’a permis de choisir une organisation fiable et systématiques avec l’utilisation des livres d’or. La cible: le département de Saône et Loire.

588 livres d’or et une carte

Un livre d’or pour chacune des communes de Saône et Loire est disponible dans la salle des inventaires virtuelle des archives nationales. (Enfin, comme il faut une exception, la commune de Changy n’en a pas…) Ce sont donc ces documents qui ont servi de référence à l’indexation.

De plus, le coup de pédales de l’été avait vu la mise en place d’une carte collaborative. Plus question d’indexer par canton, il fallait du visuel! Surtout que dans les autres départements, ça indexait aussi!

Par conséquent,  les communes de Saône et Loire ont été choisies alternativement dans chaque arrondissement.

Carte collaborative fin décembre 2015

Près de 20 mois plus tard

Des livres d’or contenant entre 2 et 845 poilus. Plus de 16 000 indexations. Et 4 livres d’or indexés par d’autres bénévoles…

Une bataille acharnée et quotidienne qui se termine le 3 mars 2017 avec la commune de Saône et Loire ayant le plus grand nombre de morts pour la France: Chalon sur Saône.

Mais la guerre n’est pas finie

Tous ceux qui ne sont pas sur les livres d’or. Tous ceux qui sont référencés dans le Maine et Loire, l’Indre et Loire au lieu de la Saône et Loire. Les poilus qui ne sont que sur les monuments aux morts, les non morts pour la France, les fusillés. Les originaires du département partis s’installer ailleurs…. Il reste de quoi indexer!

La guerre n’est pas finie, alors promis, demain je continue d’indexer…

Additif: suite à l’analyse du 7 mars 2017 par Jean Michel Gilot, seuls 87,11% des poilus notés comme nés dans le département de Saône et Loire sont indexés. Il reste donc près de 3000 soldats à indexer sur ce département (plus ceux mal référencés).

© 2017 Généalanille

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Martin François, mort pour la France

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Fév 252017
 

François Martin, classe 1916, meurt pour la France suite à une blessure par éclat d’obus près de Fleury à l’âge de 21 ans. Il est le 49ème mort pour la France de la commune de Grury (71).

Elevé avec un pensionnaire

François Martin est né le 9 juin 1896 au hameau de la Croix à Issy l’Evêque. Ses parents, Léonard Martin et Jeanne Ledey sont agriculteurs. Ils prennent en pension Marcel, d’un an le cadet de François. Le petit est né à Paris de Marguerite Martin.

La famille déménage avant 1906 pour s’installer au Bois de Grandvaux à Grury. François devient agriculteur.

Classe 1916

La classe 1916 à laquelle appartient François est appelée en avance du fait de la guerre. Il est donc incorporé le 12 avril 1915 et rejoint le 109ème régiment d’infanterie de Chaumont.

Quelques mois d’instruction (5 mois ?) lui seront nécessaires avant de rejoindre le front probablement vers l’automne 1915.

Le secteur de Lorette

Les troupes du 109ème RI sont dans le secteur de Lorette vers la fin septembre 1915. Elles bataillent ensuite sur le secteur du bois en Hache et du bois de Givenchy jusqu’au 22 décembre. A partir de cette date, les bataillons du régiment sont relevés définitivement après une bataille de 12 mois.

La bataille de Verdun

Le début de l’année 1916 est passée au camp de Saint Riquier où le régiment est reformé et complété. Puis vient le départ le 22 février pour une destination inconnue qui s’avérera être le lieu d’une bataille terrible : la bataille de Verdun.

Le 109ème est dans le secteur de Douaumont début mars. Il sera réduit à un tiers de son effectif au décompte du 21 mars.

La Champagne

Après quelques jours de repos, le 109ème est transporté en train en Champagne pour aller rejoindre le secteur de Tahure.

François est alors affecté au 122ème RI qui fait des statistiques sur les origines géographiques et l’ancienneté de ses soldats.

Martin

Retour dans la Meuse

Un mois plus tard, François est affecté au 412ème RI qui vient de défendre la cote 304 à Esnes en Argonne. Les hommes retournent au combat. Ils resteront dans le secteur jusqu’à la fin octobre 1916 où ils auront enfin droit à quelques jours de vrai repos.

Le 24 novembre 1916, les troupes sont emmenés en camions à Verdun. Elles sont affectées au nord Est de Bras de Meuse avant de rejoindre la côte du Poivre quelques jours avant Noël.

Le journal de marche égrène ses pertes. L’historique du régiment précise que la période entre le 21 décembre et le 12 janvier « fut particulièrement pénible autant par le feu de l’ennemi que par les rigueurs du climat. »

Blessé par éclat d’obus

La guerre n’est pas terminée. Ainsi début février 1917, le 412ème retourne sur la rive droite de Verdun.

François Martin est blessé le 15 février 1917 par éclat d’obus à la jambe au ravin de Bazil près de Fleury.

Il décède 10 jours plus tard à l’ambulance 3/6. Il avait 21 ans. Son corps est rapatrié le 08 juillet 1922.Il est enterré au cimetière de Grury.

 

 

Sources: 5E239/30-AD71, M1710-AD71, 6M Grury-AD71, 6M Issy-AD71, 1R RM Autun 1916-AD71, Historique du 109ème régiment d’infanterie, 26 N 684/4-sga Mémoire des hommes, 26 N 769/2-sga Mémoire des hommes, Q 2329-Bdic

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Segaud Henri, mort pour la France

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Fév 162017
 

Engagé volontaire dans la marine, Henri Segaud meurt de maladie en 1917. Il est le 48ème mort pour la France inscrit sur le monument aux morts de Grury (71).

De la campagne à la ville

Henri Segaud est né le 14 juillet 1891 à Marly sous Issy (71) de Pierre Segaud et Pierre Roy.Son père est tailleur d’habits au bourg à Grury, commune voisine, et l’enfant est né au domicile de ses grand-parents au hameau de Chaunat.

Après qu’un 5ème enfant nait à Grury puis la famille part s’installer après 1906 à Dijon (21). Henri devient serrurier.

Engagé volontaire dans la marine

Henri est engagé volontaire le 19 mars 1909 à Toulon, il rejoint le dépôt des équipages de la flotte de cette ville, le 5ème dépot. Il devient quartier maitre mécanicien torpilleur le 1er avril 1911.

Omis de la classe

Alors qu’il appartient à la classe 1911, Henri n’est pas présent sur les fiches matricules de cette année. Omis de la classe, on le retrouve dans les registres de l’année suivante (1912) avec une classe de mobilisation de 1908.

Finalement, Henri n’habite pas la côte d’or. Il est dit serrurier à Bougneuf Val d’Or dans le canton de Givry.

 

Mobilisation générale

Henri est est rappelé à l’activité le 2 aout 1914 et est affecté à la 1ère escadrille de sous marins de la 1ère armée navale jusqu’au 1er janvier 1916. Pas d’indication sur le navire sur lequel il est affecté, peut être sur le sous marin Ampère, le contre-torpilleur Hallebarde, l’Arbalète ou le Papin?

A bord du Marceau

Il passe 3 mois à bord du cuirassé Marceau du 2 janvier au 1 avril 1916. Ce bâtiment est utilisé comme navire-atelier et ravitailleur de sous-marins à Malte et à Corfou pendant la 1ère guerre mondiale mais le journal de bord s’arrête en 1915. Impossible, là aussi, de connaitre les conditions de vie d’Henri Segaud.

De retour au dépôt

Henri retourne au 5ème dépôt le 2 avril 1916 et décède à l’hôpital complémentaire N°28 de Bourges Rue de Dun sur Auron le 16 février 1917 de maladie. Il avait 26 ans.

Son acte de décès précise qu’il était domicilié à Beaune avec sa mère. Il est cependant enterré dans le cimetière de Grury.

Il est le 48ème mort de la commune de Grury et le premier pour l’année 1917.

 

Sources: 5E280/10-AD71, 6M Grury-AD71, R2492-AD21, SSY340-sga mémoire des hommes

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Michon Jean Marie, mort pour la France

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Nov 212016
 

Jean Marie Michon est le 47ème mort de la commune de Grury et le dernier pour l’année 1916.

Des homonymes

Même nom, même prénom, même lieu de recrutement et même classe. Ils sont deux Jean Marie Michon nés en 1895 en Saône et Loire et tous les deux vont mourir lors de la grande Guerre

L’enfant de Cuzy

Jean Marie Michon est né le 12 aout 1895 à Cuzy (71). Il est le fils de Jean Marie et de Claudine Cognard. Le couple a 4 enfants, 3 garçons et une fille. La famille habite à Cuzy, Uxeau puis est présente aux mouteaux, hameau de Grury en 1914.

La classe incorporée par avance

Jean Marie Michon n’aurait dû effectuer son service militaire qu’en 1916. Avec la mobilisation générale du 2 aout 1914, la classe 1915 est appelée sous les drapeaux le 15 décembre 1914. Son frère Marie Joseph, de la classe 1912, enchaine service militaire et service au front.

Jean Marie rejoint le 27ème régiment d’infanterie quelques jours avant Noël 1914. Après 4 mois d’instructions, il arrive probablement au front au printemps 1915.

Dans le bois d’Ailly

Le 27ème RI est dans le bois d’Ailly. Il patauge dans la boue des tranchées.

A partir du 5 avril, les combats sont quotidiens à coups d’explosifs et de baïonnette. Les homme sont mis au repos le 4 mai mais rappelés au combat dès le lendemain. Quand ils arrivent sur leurs positions, l’ennemi a attaqué et a repris non seulement le terrain gagné en avril mais a également avancé sur les premières lignes françaises.

Jusqu’au 22 mai, le régiment reste sur le secteur et tente de reprendre du terrain avant d’être relevé par le 171ème RI.

Les 3 bataillons sont relevés tous les 6 jours. L’un au front au bois Mullot, un en réserve à la Croix Saint Jean et un au repos à Commercy.

Le mois de juin 1915 est à peu près calme, si l’on considère que les bombardements sont devenus une habitude pour les poilus.

Dans le Pas de Calais

Jean Marie Michon est affecté le 5 juin 1915 au 156ème régiment d’infanterie. C’est le régiment d’Antoine Viard qui se bat dans le Pas de Calais et qui vient de perdre plus de 1300 hommes.

Les hommes retournent au front dans la région d’Ecoivres (62) le 16 juin sur les terrains que le régiment a quitté 3 semaines plus tôt et s’y battent jusqu’à fin juin.

Le vrai premier grand repos a alors lieu jusqu’au 25 aout 1915.

En Champagne

De fin aout 1915 au 23 septembre, le 156ème RI tient le fortin de Beauséjour dans la Marne. Il participe à la bataille de Champagne du 25 septembre.

Il reste dans le secteur de Maisons de Champagne jusqu’à la fin de l’année.

Un passage au 37ème RI

Du 15 au 27 décembre 1915, Jean Marie Michon appartient au 37ème Régiment d’infanterie. Il revient au 156ème RI après Noël.

La Lorraine

Début février 1916, le régiment est dans le secteur de Baccarat. Il organise la défense des 2èmes et 3ème positions. Alors qu’il s’apprête à se rendre au camp d’instruction de Saffais, il est mis en alerte et reprend le train à Charmes direction la Meuse.

La bataille de Verdun et de la Somme

Jean Marie Michon participe aux deux batailles majeures de cette année 1916 aux côtés d’Antoine Viard.

Tout d’abord l’enfer de la bataille de Verdun, (303 jours de combats) dès le mois d’avril puis la bataille de la Somme (141 jours) à compter du 1er juillet 1916.

Blessé à la bataille de la Somme

Jean Marie Michon est blessé le 15 novembre 1916 à la cuisse gauche par éclat d’obus à Sailly Saillisel (80). C’est deux jours avant la fin de cette longue bataille

La jambe est fracturée. Il est envoyé à l’hopital d’évacuation N°32 où il décède le 21 novembre 1916. Il avait 21 ans.

Jean Marie Michon est le 47ème mort de la commune de Grury et le dernier pour l’année 1916.

 

Sources 6M Grury-AD71, 1R-RM Autun 1915-AD71, 5E166-AD71, 5E552/12-AD12, 26N699-10 sga mémoire des hommes

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Gonniaud Stéphane, mort pour la France

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Oct 212016
 

Une famille recomposée

Stéphane Gonniaud est né le 21 mai 1885 au Rompey à Grury de Michel Gonniaud et de Jeanne Noisillier. Il est le 7ème enfant du couple, mais la mort est dans la maison. 4 enfants sont déjà morts et la mère meurt 2 mois après la naissance de Stéphane. Le père se remarie en 1886 avec Jeanne Laureau, une veuve qui a elle-même perdu plusieurs enfants. Le nouveau couple aura 4 filles.

Seul garçon de cette famille recomposée, Stéphane n’apparait pas dans le même foyer que son père dans les recensements de population.

recensement

Le service militaire et le retour à la vie civile

Arrive l’âge du service militaire. Stéphane est incorporé au 29ème régiment d’infanterie en octobre 1906. Il devient clairon l’année suivante avant d’être libéré en septembre 1908 avec un certificat de bonne conduite.

Il se marie en aout 1909 à Vitry sur Loire avec Gabrielle Garlaud puis il change de profession.

En mars 1910, il habite Rue de la Villeneuve à Paray le Monial. En fin d’année, il est valet de chambre chez Mr Payen place Bellecour à Lyon. Il quitte Lyon pour le boulevard St Germain à Paris en novembre 1912, puis il habite Rue de Grenelle en juin 1913. L’Alsace l’accueille pendant le second semestre 1913 avant son retour Rue de Grenelle au lendemain de Noël 1913.

Il revient chez Mr Durand à Bryon commune de Grury le 31 juillet 1914, juste avant la mobilisation générale.

domiciles

Mobilisation générale et la Meuse

Stéphane Gonniaud rejoint le 29ème Régiment d’Infanterie à Autun le 4 aout 1914. Il fait peut être la route avec Mathieu Genevois. La troupe s’ébranle deux jours plus tard pour les Vosges, puis le 24 septembre 1914, le régiment est transporté dans la Meuse où Mathieu décède.

Les autres grurycois René Vadrot et Jean Braud ont rejoint le 29ème RI.

Toute l’année 1915, Stéphane la passe principalement dans la Meuse. Apremont et le bois brûlé, la Louvière, le bois d’Ailly, la Vaux Fery, la tête à vache, la croix Saint Jean. Il n’y a que les mois de mars et avril qui sont passés plus à l’est du département (Riaville) ou en Meurthe et Moselle vers Pont à Mousson (Fey en Haye).

Une nouvelle année commence et le 29ème RI occupe toujours les tranchées. Quand débute la bataille de Verdun en février 1916, il est affecté à des travaux sur la rive gauche de la Meuse dans la région de Bannoncourt. Il faut dire que le régiment était en réserve d’armée depuis quelques jours et faisait des manœuvres au camp de Belrain à l’ouest de Saint Mihiel.

bataille-verdun

 

Le 18 mars 1916, il relève les bataillons du 328ème RI aux Eparges dans des conditions difficiles.

eparges

Le 5ème BCP

Stéphane Gonniaud est affecté au 5ème Bataillon de chasseurs à pied le 21 mars 1916. Direction la Somme et le bois de Hem. Le journal de marche du bataillon n’a pas été conservé, on doit donc se résigner à ne retracer que les événements auquel le soldat a potentiellement participé.

La bataille de la Somme a débuté en juillet 1916 et Stéphane est blessé le 27 aout au combat de Cléry.

L’attaque de Sailly Saillisel est prévue pour le 15 octobre 1916. Trois jours plus tard la ville est aux mains des français mais les contre-attaques allemandes se succèdent sans répit.

sailly

 

Stéphane Gonniaud meurt à son poste de combat à Sailly Saillisel. Il avait 31 ans. Il est cité à l’ordre de son bataillon le 14 novembre 1916.

Chasseur remarquable de bravoure et d’énergie. Est resté à son poste de combat sous un bombardement des plus violents, a montré par son mépris du danger le plus bel exemple d’abnégation et de devoir.

citation

Son décès est transcrit à Paris 7ème.

Sources : 5E227/11-AD71, 5E227/12-AD71, 5E227/13-AD71, 6M141-AD71, 1R RM Autun 1905, 26N604 sga mémoire des hommes

© 2016 Généalanille

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