Pompon est réquisitionné

 2ème guerre mondiale, Aveyron, Blog, Histoire locale  Commentaires fermés sur Pompon est réquisitionné
Mai 212017
 

Les animaux ont aussi été réquisitionnés lors de la seconde guerre mondiale, faisant perdre un outil de travail et un compagnon à leurs propriétaires.

Pompon

Des chevaux recensés

Pompon est un cheval né en 1929. Depuis ses 5 ans, il est annuellement recensé à la mairie de St Affrique comme « susceptible d’être requis par le service des armées en cas de mobilisation ». C’est la loi du 3 juillet 1877 qui a instauré cette déclaration obligatoire.

Et c’est le maire qui est chargé d’établir la liste dans un registre avec le nom du propriétaire, le nom de l’animal, sa robe, son sexe, sa taille, son numéro d’ordre au registre de recensement et le classement de l’année précédente s’il y a lieu.

Quelques animaux échappent à cette liste : les juments reproductrices, les animaux de halages ou d’exploitations houillères et les animaux réformés de part leur fonction (appartenant au chef de l’état, à l’administration des postes…)

Pour la commune de Saint Affrique, la présentation des chevaux a lieu sur la place de l’hospice, généralement en mai, lors d’une tournée d’une commission départementale. 147 animaux en 1938, rien que pour cette commune !

Une taxe

Pompon est le seul cheval d’Henri Boudes à Saint-Affrique. Il a 2 chiens, mais un seul cheval. Il paie des taxes pour ses animaux. 12 francs par an pour Pompon depuis que la taxe de l’état a été supprimée (en juillet 1934) et que le conseil municipal a fixé ce nouveau tarif. 13 francs pour les deux chiens.

Pompon est réquisitionné

La seconde guerre mondiale se déclenche. Mobilisation générale pour les hommes et pour les « animaux, voitures, moyens d’attelage, aéronefs, véhicules automobiles, navires, embarcations…. » Pompon est réquisitionné et Henri Boudes doit l’emmener le 3 septembre 1939. Où va-t-il aller ? Au front, à l’arrière ? Impossible de savoir. L’homme doit se séparer de son outil de travail et probablement d’un compagnon.

Une compensation financière

Un barème est établi pour les voitures et pour les animaux afin de compenser la perte financière des moyens réquisitionnés. Mais l’argent ne remplace pas tout. Et Henri Boudes n’est pas satisfait d’une part de ne plus avoir Pompon et d’autre part de ne toucher que 5 800 francs pour ce cheval de 3ème catégorie. Le 25 janvier 1940, il en réclame 7 800 francs. C’est bien plus que les 25% généralement proposés par l’administration en cas de contestation. Par jugement du 6 mars 1940, il obtiendra gain de cause et la somme qu’il souhaitait.

De tous les propriétaires du canton de St Affrique qui ont envoyé une réclamation pour des compensations financières face à la réquisition de leurs chevaux, seuls deux d’entre eux ont précisé comment ils appelaient leurs animaux.

La suite de l’histoire de Pompon n’est pas précisée dans les documents d’archives…

Sources: 10U8/190-AD12, 16P8/19-AD12, 15P1/216-AD12, 20R71-AD12 et la photo de Bayard.

© 2017 Généalanille

Print Friendly, PDF & Email

Le retour d’âge de sœur Marie Louise

 Aveyron, Blog, Histoire locale, XXème Siècle  Commentaires fermés sur Le retour d’âge de sÅ“ur Marie Louise
Mai 122017
 

Âgée de 46 ans, sœur Marie Louise tente de s’évader du couvent où elle habite depuis 29 ans. C’est son retour d’âge qui semble avoir provoqué cette impulsion.

soeur

Rentrée au couvent à 18 ans

Elle s’appelle Léonie Cantaloube. Elle est née le 25 janvier 1858 à Flagnac. A l’âge de 18 ans elle entre dans les ordres parmi la congrégation de la Sainte Famille, tout d’abord à Montlaur puis au couvent de Ste Claire à Villefranche de Rouergue. Elle travaille aux travaux de la maison. Elle fait la classe et gagne 600 francs par an qui sont versés au couvent de Ste Claire. De quoi payer sa dot de 4000 francs.

Elle est veut partir

A 45 ans, elle souhaite partir. Quitter le couvent. Son frère Henri, épicier à Decazeville, est venu la voir. Elle lui demande de l’accueillir, mais il ne veut pas la recevoir chez lui. Un an plus tard, elle demande à aller le voir, lui et sa belle mère qui est malade, mais on lui refuse cette sortie.

Elle n’ose pas démissionner car elle a peur qu’on ne lui rende pas sa dot et qu’elle se retrouve mendiante !!

Alors elle s’évade.

C’est devenu une idée fixe, et c’est le 10 octobre 1905 que sœur Marie Louise tente sa chance. Elle prend avec elle un baluchon de son linge, preuve de la préméditation de son geste !

Le mur du couvent fait 3,50m. Qu’importe, elle grimpe après un sureau (selon la police) ou sur le toit d’un petit hangar (selon la presse) et atteint le faîte du mur. De là, elle appelle un passant qui s’empresse d’aller chercher une échelle et facilite ainsi son évasion.

Son ballot de linge est lourd, alors elle demande à Mme Fabre la voisine de l’aider à porter le paquet à la gare. Les deux femmes partent du faubourg Guiraudet en face de l’abattoir, prennent le chemin de la rive, le pont neuf et arrivent à la gare. Sœur Marie Louise n’a plus qu’à attendre le train de 9H qui l’emmènera à Decazeville … Mais une fois Mme Fabre partie, la sœur, au lieu de rester à la gare, prend la direction de la place de la république puis se dirige sur la route de Rieupeyroux.

A la recherche de la fugitive

C’est à la fin de la messe, vers 8H que les sœurs converses s’aperçoivent de son absence. Elles partent à sa recherche avec la sœur tourière, sœur Epiphanie. C’est cette dernière qui retrouve sœur Marie Louise au tournant de la Roque, sur la route de Rieupeyroux, vers le lavoir de Cadrès précise la presse.

Elle la saisit par le bras et demande à un homme de l’aider à arrêter la fugitive. Ce dernier ne la touche pas mais lui promet de la recevoir si elle consent à entrer librement dans sa maison. Sœur Marie Louise est finalement introduite de force dans cet endroit par sœur Ephipanie et est gardée par 2 personnes le temps de prévenir le couvent.

Retour au couvent

Toutes ses larmes et ses supplications pour aller rejoindre son frère resteront vaines. Ce sont deux religieuses qui l’encadrent dans la voiture qui la ramène au couvent. Pour la convaincre, on lui a fait croire qu’on l’emmenait pour qu’elle puisse récupérer son lit.

Il faut rassurer la population. La sœur tourière explique aux personnes qui ont aidé à la « capture » de la fugitive que celle-ci n’avait « pas sa raison par suite du retour d’âge. » Ah les hormones…..

A midi, toutes les sœurs ont enfin regagné le couvent Ste Claire.

Cette pauvre femme est saine d’esprit

Le commissaire de police de Villefranche se rend au couvent et demande à voir, seul, la sœur fugitive. Elle est convoquée dans un parloir et se confie à voix basse de peur d’être entendue par les autres religieuses.

On la persécute, on lui fait la guerre, elle ne comprend pas pourquoi on lui en veut. D’ailleurs avec son air craintif et ses yeux rougis, elle a même fait de la peine au brigadier et au commissaire lui-même.

La presse se défoule

Les différents journaux de l’époque relateront cet « incident ». La presse républicaine dans son article « froc aux orties » s’étonnera de « l’empressement mis par les bonnes sœurs à poursuivre et reprendre une des leurs ». Le journal catholique répondra d’une part que sœur Marie Louise avait eu l’opportunité d’aller non pas chez ses parents, qui ne peuvent l’accueillir, mais dans le couvent de leur ville et d’autre part que si on n’avait pas tardé à rapatrier la sœur c’est pour ne pas abandonner « une pauvre malade, sans ressources, sans moyens suffisants pour s’en procurer, sans asile. »

Elle est folle mais pas dangereuse

Le procureur de la république donne l’ordre de faire une enquête et c’est le rapport du Dr Cavalié qui va donner une autre version de l’état mental de sœur Marie Louise.

Cette femme ne jouit pas de toutes ses facultés mentales : la nuit, elle suppose qu’on lui pique les jambes, qu’on la brûle avec un fer rouge, qu’on lui fait absorber un liquide ayant un gout de phénol. Par contre, le jour, elle raisonne avec sens. D’ailleurs elle étudie même actuellement l’espagnol.

Il confirmera que c’est bien son âge critique qui l’a met en proie à des troubles nerveux…..

 

Source : le narrateur, 8J142-AD12, 4E89/9-AD12, PER563-AD12, PER1441-AD12. Image d’illustration (sÅ“ur Marie Thomas à l’âge de sÅ“ur Marie Louise)

© 2017 Généalanille

Print Friendly, PDF & Email

Il s’appelait Paul Muguet

 Blog, Challenge UProG, Histoire locale, Saône et Loire  Commentaires fermés sur Il s’appelait Paul Muguet
Mai 012017
 

Doté d’un patronyme peu commun, Paul Muguet, chanoine et curé archiprêtre de Sully le Château (71) a été un passionné d’histoire locale.

Muguet

Un patronyme peu commun

Paul Muguet est né le 2 avril 1839 à La Clayette (71). Ses parents se sont mariés l’année précédente dans la même commune. En remontant l’arbre généalogique, les originaires de la famille Muguet nous guident vers la Loire (Belmont) et le Rhône (St Vincent de Reins et Mardore).

Le patronyme est assez peu fréquent et semble tenir son origine de l’essence de la fleur qui était utilisée par certains élégants.

 

Une vie de prêtre

Après des études au petit séminaire de Semur en Brionnais, Paul Muguet rejoint le grand séminaire. Il hésite à devenir prêtre, deux fois. Il est finalement ordonné le 21 mai 1864. Il devient vicaire de la cathédrale d’Autun. Un an plus tard, il est nommé vicaire à Louhans où il reste 4 ans.

Le 18 juin 1869, il quitte la Bresse pour le Morvan pour devenir curé de Reclesne. En 1875, il est nommé curé dans le Charolais à Beaubery. Et c’est enfin le 16 décembre 1889 qu’il devient curé archiprêtre de Sully le Château. Il restera dans cette commune 34 ans jusqu’à sa mort le 10 septembre 1923 à l’âge de 84 ans.

Nommé chanoine honoraire de la cathédrale en 1895, il refusera le titre de chanoine titulaire et théologal du chapitre. En effet, il ne voulait pas quitter Sully pour déménager à Autun comme l’imposait sa nomination.

Chanoine

 

Un historien passionné

Outre sa vie de pasteur, Paul Muguet s’est intéressé à l’histoire locale. Et il y a consacré tout son temps libre, veillant parfois jusqu’à l’aurore !

Ses recherches ne sont pas restées secrètes. On compte parmi ses publications un tome consacré à la persécution religieuse pendant la révolution dans les arrondissements de Charolles et d’Autun. Mais aussi plusieurs ouvrages sur la vie de Marguerite-Marie Alacoque de Verosvres (71) qui a inspiré le culte du Sacré CÅ“ur ou encore sur la montagne de Dun, le Val St Benoit…

C’est probablement grâce à ces travaux qu’il devient membre de la société éduenne d’Autun en février 1890. Il est régulièrement présent aux séances de cette société savante et y fait part de ses découvertes.

Des discours mémorables

Outre ses conférences sur ses travaux, c’est surtout sur la fin de sa vie que Paul Muguet se distingue avec des discours.

On peut notamment citer la bénédiction du monument aux morts de la commune inauguré le 25 septembre 1921 où il prononça un discours patriotique très apprécié.

Deux ans plus tard, et quelques mois avant sa mort, la marquise de Mac Mahon, Marthe Marie Thérèse de Vogüé décède à Paris le 9 juin 1923 suite à une courte maladie. Elle est très célèbre dans la société parisienne et très impliquée dans des œuvres de bienfaisance. Elle a droit à de grandioses obsèques à l’église St Pierre du Gros Caillou avant que son cercueil ne rejoigne Sully. Il faut dire que les Mac Mahon sont les propriétaires du château du village.

Un nouveau service funéraire pour la marquise a lieu à Sully 10 jours plus tard. Et c’est Paul Muguet qui y prononce une allocation mémorable.

Jusqu’au bout

Malgré ses problèmes de surdité, le chanoine Muguet a assuré les cours de catéchisme jusqu’au bout. Ses infirmités l’accablant, il avait demandé l’autorisation de se retirer. Mais c’est bien comme curé de Sully qu’il mourut, fidèle à son poste.

Ses funérailles ont eu lieu en présence de 30 prêtres, de plusieurs chanoines et de toute la population de Sully… Sauf « quelques hommes retenus par les travaux du battage. »

Il a été remplacé par Claude Joseph Broyer, curé de Bonnay au poste de curé archiprêtre.

Cet article a été réalisé dans le cadre du challenge UproG de mai 2017 sur le thème imposé « le muguet ».

Sources : REV192/36-AD71, V37-AD71, V39-AD71, 1T285-A71, 5E133/5-AD71, 1Miec015X03-AD42, 4E4715-AD69, 4E4714-AD69, Le Gaulois numérisé par Gallica.bnf.fr

© 2017 Généalanille

Print Friendly, PDF & Email

Lanoiselée Lazare, mort pour la France

 Blog, Poilus  Commentaires fermés sur Lanoiselée Lazare, mort pour la France
Mai 012017
 

Lazare Lanoiselée est le 51ème poilu de la commune de Grury mort pour la France. Son nom est uniquement sur la plaque de l’église.

Lazare Lanoiselée est né le 26 janvier 1875 au hameau des Oudots à Marly sous Issy. Il est le premier enfant de Pierre Lanoiselée, laboureur et d’Edenise Moulin.

Service militaire, mariage…

Lazare part faire son service militaire au 13ème régiment d’infanterie en novembre 1896. Il en revient avec son certificat de bonne conduite. Un mois après son retour, il épouse le 24 octobre 1899 à Issy l’Evêque Marie Moreau. Le couple s’installe à Issy l’Evêque. Il est recensé soit au hameau de la famine avec les parents Lanoiselée soit au hameau des Longvas avec les parents Moreau. Plusieurs enfants naissent, que des garçons : Pierre, Nicolas, Philibert, Jean…

Mobilisé à 39 ans

Arrive le mois d’août 1914, c’est la mobilisation générale. Lazare Lanoiselée a 39 ans et il doit partir au front. Il rejoint son corps d’arme le 15 aout et est affecté au 295ème régiment d’infanterie le 4 novembre 1914.

Le journal de marche du régiment indique l’arrivée de ces renforts d’Autun et précise que « le détachement est momentanément cantonné à Annequin où il restera quelques jours avant d’être réparti entre les unités et conduit aux tranchées. »

La première bataille de l’Artois

Les jours passent avec les mentions « rien à signaler » ou « situation sans changement ». Comprenez que les hommes sont dans les tranchées sous les feux des mitrailleuses et tirs ennemis. Et que malheureusement, ils sont déjà habitués à voir leurs camarades être blessés ou tués. L’ennemi n’est pas loin, les patrouilles peuvent entendre des conversations en allemand.

Ça bouge dans la nuit du 6 au 7 décembre 1914. Les forces ennemies se sont repliées devant Vermelles et il faut réorganiser la défense. Quelques jours plus tard, le 295ème RI participe à la première bataille de l’Artois pour tenter de rejeter l’ennemi hors de la voie ferrée La Bassée Grenay. Et ce n’est pas le café alcoolisé dans les bidons qui leur permettra de tous survivre.

Un violent corps à corps

Après un premier Noël et un premier jour de l’an de guerre, les hommes continuent de travailler dans les tranchées pour protéger le secteur. Mais le 25 janvier 1916, les allemands décident d’attaquer les tranchées anglaises. Ils avancent grenade à la main et prennent facilement certaines positions françaises. Le combat se fait au corps à corps et ceux qui tentent de sauver des pièces d’artillerie sont tués sur le champ. La bataille fera 32 tués, 27 blessés et 11 disparus

Les allemands attaquent à nouveau en masse le 29 janvier. Les pertes s’élèvent à près de 100 hommes. Certains corps sont restés entre les mains de l’ennemi.

Les corons de Bully

Le 295ème RI est relevé début février 1915 et est affecté en avant des corons de Bully, Grenay. Le secteur est plus calme. Le régiment aménage activement les défenses du lieu : aménagement de traverses, approfondissement et nettoyage des tranchées, ajout de barbelés, création d’abris…

Le 5 mars, les hommes sont appelés en soutien des chasseurs à pied dans le boyau dit « des arabes » à l’ouest de Notre Dame de Lorette.

Après quelques jours sous les bombardements, ils retournent à Bully et retrouvent un calme apparent. Le 9 mai 1916, la bataille de Loos a lieu et les hommes du 295ème RI sont en alerte mais « Le 5ème bataillon n’ayant pas d’objectifs très apparents sur son front n’a pas à intervenir. »

Pas vraiment au repos

Le régiment est mis au repos le 30 mai 1915. Il reçoit un renfort de 100 hommes qui sont répartis dans les différentes compagnies. Mais 2 jours plus tard, il doit retourner au front pour tenir le sous secteur du chemin de Bully à Angres à la route Noulette Angres. La relève se fait par un boyau d’accès de plus de 4km pour atteindre la 1ère ligne. Bien entendu, sous un bombardement violent.

Les hommes vont occuper la position devant l’ouvrage blanc jusqu’au 8 juillet où ils vont avoir droit à 8 jours de repos.

Le 11 juillet, ils auront droit à une douche tiède ! Le 16 juillet, il faut déjà repartir au front.

Le secteur d’Arras

Fin septembre 1915, le régiment se porte sur la région de Maroeuil. Il est prêt à continuer sur Neuville saint Waast. Le 29 septembre, il occupe les anciennes lignes allemandes vers la cote 105 et s’affaire à organiser boyaux et tranchées sous les bombardements intermittents. Le 11 octobre, tout le régiment est mobilisé pour déboucher du boyau de la cote 105 mais le franchissement est impossible. Les liaisons téléphoniques sont rompues, les communications par coureurs sont retardées par l’obstruction des boyaux. Sous le bombardement d’une violence inouïe, de nombreux hommes sont enfouis et dégagés. En fin de journée, le calme revient peu à peu.

C’est la pluie qui fait son apparition fin novembre et rend les conditions dans les tranchées plus difficiles : boue, éboulements… Avec le piétinement lors de la relève, la boue s’épaissit (jusqu’à atteindre parfois 1 mètre de hauteur). Certains hommes sont enlisés et il faut les secourir à l’aide de planches et de cordes.

Dégradation militaire

Le journal de marche indique au 25 décembre « jour de Noël – Repos »

Trois jours plus tard, c’est devant 100 hommes du régiment que sera dégradé un soldat de 2ème classe, condamné à 20 ans de détention pour abandon de poste et désertion devant l’ennemi.

Affecté aux commis et ouvriers d’administration

Lazare Lanoiselée est affection à la 3ème section des commis et ouvriers d’administration (COA) le 6 janvier 1916. La suite de son parcours sera, par conséquent, plus difficile à suivre.

Mort à l’hôpital

Sa fiche matricule nous indique qu’il entre à l’hôpital de Nevers le 25 avril 1917. Il y meurt le 1er mai des suites de maladie (congestion cérébrale avec hémiplégie). Il avait 42 ans.

Lazare Lanoiselée n’est pas présent sur le monument aux morts de Grury parce qu’il n’était pas originaire de la commune et qu’il habitait le village voisin. Cependant, il est inscrit sur la plaque présente dans l’église paroissiale. A ce titre, il est donc le 51ème mort pour la France de la commune.

Sources :

5E280/9-AD71, 1R RM Autun-AD71, 26N742/2, 26N742/3-sga mémoire des hommes

© 2017 Généalanille

Print Friendly, PDF & Email

 

Utiliser les bulletins du casier judiciaire en généalogie

 Astuces, Aveyron, Blog  Commentaires fermés sur Utiliser les bulletins du casier judiciaire en généalogie
Avr 222017
 

Issus du casier judiciaire, les bulletins N°1 et N°2 sont des documents qui peuvent être utilisés en généalogie pour glaner des renseignements sur ses ancêtres.

bulletin

 

Un casier judiciaire

Le casier judiciaire est créé en 1848. C’est l’établissement du suffrage universel et la modification de la liste du jury qui provoque cette révolution. En effet, ne peuvent être électeurs ou juré que les hommes qui n’ont pas encouru certaines condamnations.

Le fichier des antécédents judiciaires géré par la préfecture de police de Paris n’est plus adapté, le casier judiciaire va le remplacer et permettre une gestion décentralisée.

Il faut cependant attendre le 1er janvier 1851 pour que celui ci soit mis en place au greffe du tribunal d’arrondissement de naissance des individus. Le lieu de naissance étant immuable, il a été privilégié au choix du domicile pour un classement plus efficace.

Ce nouveau fichier est vide. Il est rempli au fil des condamnations des individus. Cependant, il est demandé aux greffiers de cours d’appel et de tribunaux de première instance de reprendre toutes les condamnations criminelles, correctionnelles, disciplinaires et faillite intervenus à leur siège depuis le 1er janvier 1831 pour dresser des bulletins N°1.

Le bulletin N°1

Le bulletin N°1 comporte chaque condamnation inscrite au casier judiciaire pour une personne. Il y a donc autant de bulletin qu’il y a de condamnation. Ceux-ci sont conservés au tribunal du lieu de naissance.
De plus, c’est le bulletin N°1 qui permet de communiquer les extraits de casier. Il est uniquement transmis aux autorités judiciaires et aux greffes pénitentiaires.

casier
Le bulletin N°2

Le bulletin N°2 est un extrait du casier judiciaire constitué à partir des fiches du bulletin N°1. S’il n’y a pas de fiches, l’extrait est rayé avec une mention « rien au casier » ou « néant ». Ce document est transmis aux autorités judiciaires notamment lors des procès.
Il existe aussi un bulletin de type N°3 qui peut être demandé par toute personne et qui contient un extrait partiel du casier. Ce document n’est généralement pas conservé aux archives.

extrait

3 raisons d’utiliser les bulletins

Les bulletins N°1 et N°2 permettent de connaitre un certain nombre d’informations sur nos ancêtres : Nom, prénom, date et lieux de naissances, noms des parents, domicile, profession, situation familiale, nombre d’enfants, signes particuliers. Bien entendu, ils renseignent également sur la condamnation : tribunal, date du procès, motif de la condamnation, durée de la peine…

Pourquoi utiliser ces bulletins?

Votre ancêtre a été condamné plusieurs fois pour pêche à la dynamite ou chasse à la glu ? Cela ne fait pas de lui un bandit de grand chemin mais cela peut vous permettre de compléter une biographie. A contrario, vous avez trouvé un casier vierge ? Cela vous évitera de chercher dans les tables une condamnation antérieure.

Vous avez « perdu » la trace de votre ancêtre. Avec ces documents, vous pouvez trouver la liste des condamnations émises par des tribunaux d’autres départements. Et si vous avez la chance d’avoir des bulletins N°1 conservés, vous aurez sur chaque bulletin une adresse au moment du jugement (contrairement au relevé qui n’indique que le dernier domicile connu). C’est un moyen de pister les populations mouvantes (forains, mendiants, partis à Paris ou à l’étranger…).

Marié, célibataire, des enfants ? Vous coincez sur une situation de famille ou sur la descendance ? Ces informations sont présentes sur les bulletins et pourront donner des pistes pour compléter une ligne de vie. NB Les signes particuliers sont souvent liés à la conscription militaire (classe et bureau de recrutement).


Quelle série ?

Condamnation, justice, c’est par conséquent la série U qui est à consulter aux archives départementales pour dénicher les informations du casier judiciaire. Pour les extraits, ce sont généralement dans les dossiers de procédure. En revanche, pour les bulletins N°1, quelques échantillons (lettres B, T…) sont parfois conservés aux AD.

Sources : casier judiciaire, étude critique sur le casier judiciaire en France et dans les pays étrangers numérisé par gallica.bnf.fr, 9U1660-AD12, 5U1261-AD12

© 2017 Généalanille

Print Friendly, PDF & Email

Colier Jean, mort pour la France

 Blog, Poilus, Saône et Loire  Commentaires fermés sur Colier Jean, mort pour la France
Avr 162017
 

Jean Colier est le 50ème mort pour la France de la commune de Grury. Il décède dans la Marne à peine 1 mois avant ses 20 ans.

Jean Colier est né le 14 mai 1897 à la Janvière, commune de Grury. Il est l’ainé des deux garçons de Pierre Colier et de Pierrette Diry, cultivateur.

Classe 1917

Jean Colier appartient à la classe 1917. La guerre est déjà bien entamée quand il passe le conseil de révision à Issy l’Evêque.

Bon pour le service, il est incorporé le 11 janvier 1916 au 13ème régiment d’infanterie. Quelques mois d’instructions et il rejoint le front probablement entre le printemps et l’été 1916.

La bataille de Verdun

Débutée en février 1916, la bataille de Verdun va durer plus de 9 mois. Le 13ème RI y participe aux Eparges, à la tranchée de Calonne… C’est peut être dans ce contexte que Jean Colier se confronte à cette drôle de guerre.

Dans la Somme

Après un stage d’instruction dans le camp de Saffais (54), les hommes sont transportés à Vézelise à destination de la Somme. Ils restent en 1ère ligne dans le secteur de Berny jusqu’à la fin de l’année 1916 pour une autre direction.

Les tranchées de la Marne

Le 13ème RI appartient désormais à 169ème division qui vient d’être créée en ce début d’année 1917. Le régiment est affecté au sous secteur de la main de Massiges. La guerre des tranchées s’est installée mais quelques bombardements allemands provoqueront des contre-attaques et ainsi un peu de mouvement dans le secteur.

Le Mont Cornillet

Le 13ème RI ne quitte pas la Marne et se porte dans la région de Reims avec pour objectif de conquérir le Mont Cornillet. L’attaque a lieu le 17 avril 1917 sous un temps déplorable (pluie, neige) et le 83ème RI se replie, laissant les hommes du 13ème RI en première ligne. Pendant 5 jours, les hommes vont se battre dans ces lieux. Plus de 400 morts, une centaine de prisonniers et de nombreux blessés.

Parmi eux se trouve Jean Colier qui souffre d’une plaie à la tête et au côté droit par éclat d’obus.

Colier

Il décède à l’ambulance 9/17 dans la même journée. Il n’avait pas 20 ans. Son corps repose à la nécropole ‘Sept Saulx’, tombe 959.

 

Sources : 5E227/13-AD71, 1R RM Autun 1917-AD71, historique du 13ème RI

© 2017 Généalanille

Print Friendly, PDF & Email

Un pupille de la nation adoptable ou pas?

 Astuces, Blog, Challenge UProG, Guerre 14-18  Commentaires fermés sur Un pupille de la nation adoptable ou pas?
Avr 142017
 

Pourquoi un enfant de poilu est adoptable comme pupille de la nation mais pas son frère ou sa sÅ“ur? Les conditions de l’adoption.

Pupille

Un pupille mineur

La première des conditions est que l’enfant soit mineur. C’est-à-dire moins de 21 ans. Les aides seront d’ailleurs accordées jusqu’à sa majorité. Certains enfants seront adoptés quelques mois avant cette majorité!

Demander l’adoption

Cela semble anodin, mais l’enfant n’est pas adopté si ses représentants légaux (parents survivants, grand parents, oncles…) n’en font pas la demande. De façon marginale, certains enfants ne sont donc pas adoptés car aucun dossier n’a été fait pour eux.

Dossier

Le père est mort ou pas?

Si le père est mort pendant la guerre ou après (du fait de blessures de guerre), ses enfants deviennent adoptables (toujours sous le principe d’être mineurs et d’en avoir fait la demande).

Si le père n’est pas mort mais qu’il est invalide du fait de guerre, l’histoire se complique, tous ses enfants ne sont pas adoptables mais certains peuvent l’être.

300 jours après la fin des hostilités

11 novembre 1918 ; c’est la signature de l’armistice… mais la guerre n’est pas totalement terminée et il faut attendre quelques temps avant que les hommes ne soient de retour à la maison.

La fin des hostilités est fixée au 24 octobre 1919 par le journal officiel. La période de viduité étant de 300 jours, ce sont donc les enfants nés jusqu’au 20 aout 1920 qui sont adoptables. Ceux nés le 21 ne sont pas adoptables!

1919

Les particularités et exceptions

Si un enfant pensionné décède après son adoption, il est prévu qu’un de ses cadets puissent être adopté « à sa place » même s’il est né après le 20 aout 1920…

Si un père décède après la guerre, ses enfants nés après le 20 aout 1920 deviennent adoptables… (d’où des dates d’adoption dans les années 30)

Si le père est décédé sur le théâtre des opérations extérieures, il semble ne pas avoir été adoptable avant le vote de la loi du 29 avril 1927.

 

Les documents

Examiner le dossier de pupille de ses ancêtres est souvent synonyme de découvertes de nouveaux éléments qui vont « donner de la chair » à votre arbre généalogique : une lettre de la veuve, un contrat d’apprentissage, des renseignements généraux sur où vont les enfants à l’école et dans quel état de santé ils trouvent…

On y trouve également le montant des aides proposées (ou refusées) aux familles. Elles sont de 5 types: entretien, frais de maladie, subvention d’apprentissage, bourses d’études et placement.

Récapitulatif

Age  Les enfants doivent avoir moins de 21 ans
Dossier Les enfants ne sont adoptables que sur présentation d’un dossier
Père mort pendant la guerre  Les enfants sont adoptables
Père mort après la guerre  Les enfants deviennent adoptables
Père en invalidité  Les enfants nés jusqu’au 20/08/1919 sont adoptables

 

Quelques pistes pour retrouver votre ancêtre pupille :

Voici donc quelques documents à trouver dans les archives:

  • Le jugement d’adoption par la nation (série U) dont la date peut être trouvée en marge de l’acte de naissance de l’enfant.
  • Le dossier de pupilles (en général regroupé par familles, pensez à regarder à l’année de naissance du plus jeune adoptable) Série R.
  • Les registres de comptabilité de la même série.
  • Les cartes de pupille de la nation dans vos archives personnelles.

 

Cet article a été réalisé dans le cadre du challenge UproG d’avril 2017 sur le thème imposé « les pupilles de la nation 1914-1918 ».

Sources: 30R-AD12

© 2017 Généalanille

Print Friendly, PDF & Email

Comment lister les meuniers?

 Aveyron, Blog, Histoire locale  Commentaires fermés sur Comment lister les meuniers?
Avr 072017
 

Quand un arrêté préfectoral permet de lister plusieurs personnes exerçant le même métier… Un exemple avec les meuniers.

meuniers

Un recensement difficile

Comment trouver tous les meuniers exerçant dans un département à un moment donné ? Renouvelez la question avec tous les charrons, tous les horlogers, tous les tailleurs d’habits…

Bien sûr, si on vous demande tous les prêtres, tous les instituteurs ou tous les notaires, la tâche sera plus facile ! Mais pour les artisans, il n’y a pas beaucoup d’autres solutions qu’un balayage massif, méthodique et systématique d’un maximum de ressources.

Cela passe par l’état civil et les recensements de population, mais aussi les actes notariés (ou les répertoires de notaires), la justice, l’enregistrement (TSA, ACP, SSP et j’en passe), les patentes, les annuaires départementaux, la presse spécialisée et comme on parle de meuniers, la série S !

Et pourquoi pas la série K ?

La plupart des professions est régie par des lois, des décrets, des arrêtés. Il suffit parfois de faire une recherche dans ces documents pour découvrir un article lié à l’activité recherchée.

C’est le cas des meuniers avec un arrêté du préfet de l’Aveyron du 14 juillet 1854 qui impose que

« la balance, avec assortiment complet de poids, […] sera établie dans toute usine du département destinée à la mouture des grains. »

Le préfet joint une lettre à tous les maires de l’Aveyron et précise que certains meuniers prélèvent de manière frauduleuse une quantité de blé sur celle convenue entre les propriétaires et les meuniers. Et c’est particulièrement le cas sur le canton de Cassagnes où certains habitants se sont plaints.

Une conséquence visible en série U

Un arrêté c’est bien, mais cela ne nous donne pas de noms ! Il faut plonger dans les fonds de justice de paix pour trouver les coupables. Coup de chance, les minutes de simple police sont disponibles pour ledit canton de Cassagnes.

Ce n’est finalement pas moins de 16 meuniers qui sont condamnés à partir de novembre 1854 pour défaut de balance. Certains se défendent : ils l’ont commandé, mais il n’y en avait plus à Rodez, ou bien le vendeur doit aller en chercher à Toulouse. D’autres ont leur mari malade, donc plus de minoterie et pas besoin de balance. Un autre enfin n’est que « fermier » du moulin, c’est donc au propriétaire de faire la démarche.

Et si l’on renouvelle l’expérience sur d’autres cantons, la récolte de noms de meuniers pour la même période est dans la même proportion… Une idée simple et efficace pour la base de données !

 

Sources : PER1181-AD12, 10U16/25-AD12, 10U26/20-AD12

© 2017 Généalanille

Print Friendly, PDF & Email

Ces enfants dont on tait le nom

 Astuces, Blog  Commentaires fermés sur Ces enfants dont on tait le nom
Mar 312017
 

Sous le prétexte qu’ils sont enfants naturels, certains actes ne contiennent qu’un prénom, même quand leur nom est connu.

sans nom

Il y a ceux qui n’ont pas de nom…

Prenons un exemple, Louis est né d’un père inconnu et d’une mère dont les deux parents sont inconnus. Il n’a donc pas de nom patronymique et on le cherchera toute sa vie à son prénom dans les différents actes archivés.

inconnus

Et ceux qui en ont un…

Pierre est né le 15 septembre 1822 dans l’Aveyron. Son acte de naissance annonce dans la marge « Pierre Enfant Naturel ». En lisant l’acte, on trouve le nom de sa mère « Couderc ».

Pas de table annuelle dans ce registre, mais si on consulte la table décennale, on retrouve notre Pierre Couderc, puisque c’est son nom, à la lettre P comme….  « Pierre enfant naturel »

Dans les archives militaires, pas de changement, c’est encore à P qu’il faut le chercher.

Si Pierre est condamné. Là encore, il est à P dans les tables…

Enfin si Pierre signe un acte notarié. Le répertoire et l’acte évoquent « Pierre, enfant naturel »…

C’est quoi un enfant naturel?

La définition est claire : c’est un enfant né de parents non mariés. Et c’est la même mention que les parents soient inconnus, ou qu’il soit né d’une mère célibataire !!

Chassez le naturel

Un enfant naturel n’est pas toujours un enfant sans nom. Donc n’oubliez pas de vérifier les actes quand vous les croisez. Et si parmi vos ancêtres vous avez un enfant naturel, pensez à rechercher les tables à la lettre du prénom.

Sources : 4E237/2-AD12, TD237-AD12, 1R84-AD12

© 2017 Généalanille

Print Friendly, PDF & Email

Entrer dans le cercle

 Aveyron, Blog, Histoire locale, XIXème Siècle  Commentaires fermés sur Entrer dans le cercle
Mar 242017
 

Bien avant l’apparition de la loi 1901, des cercles s’établissent dans nos communes. Le 5 mars 1878, certains habitants de Viviez (Aveyron) décident de créer le cercle de l’Union.

Cercle

Un cercle non élitiste

Contrairement à d’autres sociétés existantes, le but du cercle de l’Union ne se définit pas comme élitiste.

Il propose en effet

1°) le rapprochement par le contact journalier des diverses catégories de citoyens (agriculteurs, travailleurs de l’outil du magasin ou du bureau). Car jusqu’à ce jour leurs occupations différentes ou des habitudes anciennes tenaient trop éloignées les uns des autres.

2°) l’éducation naturelle par l’échange constante des idées.

3°) la fondation de salons de lecture, d’une bibliothèque populaire circulante, de lectures avec commentaires, de conférences ou causeries familières sur les sujets les plus variés, science, littérature, art, économie publique ou privée.

15 membres adhérents

L’objectif est de mélanger les populations. L’examen des membres composant le cercle montre 15 personnes de 27 à 50 ans. Aucun âge minimum n’est précisé. Il est souvent de 21 ans.

5 propriétaires, un docteur, un marchand, un brasseur, des ouvriers du bâtiment (peintre, zingueur, cimenteur, maçon, menuisier), un ajusteur et un chauffeur. Pas d’agriculteur comme le prévoyait les statuts !

Les conditions suivantes sont classiques : pas de jeux de hasard, pas de discussion politique ou religieuse. Les locaux ne doivent pas être une maison où se trouverait un café ou tout autre débit de boisson qu’à la condition que les locaux soient complètement séparés.

Comment entrer dans le cercle ?

Toute personne qui souhaite entrer doit être présentée par deux membres. On affiche le nom du candidat et des 2 présentateurs pendant 10 jours, puis le vote à l’unanimité permettra d’accepter ou de rejeter la demande.

Pas de nombre maximum de membres prévu pour ce cercle, certains le limitent à 120 ou 150.

Une cotisation « à la tête » de l’adhérent mais très souple

Comme le cercle ne se veut pas élitiste, il provient une cotisation en fonction du membre qui souhaite adhérer. Elle ne peut pas être inférieure à 50 centimes ni supérieure à 2 f par mois. Payable d’avance bien sûr.

Si le membre ne paye pas, il aura un premier avertissement, puis un second avant d’être rayé de la liste…. Sauf s’il demande un sursis supplémentaire au bureau !

Si l’adhérent part en voyage de plus de 3 mois, il peut choisir de ne payer ses cotisations qu’à son retour.

Aucun droit d’entrée, mais les dons de bienvenue (en argent ou en livres) sont acceptés ! D’ailleurs la bibliothèque et le salon de lecture seront confiés à la garde et à la surveillance d’un ou de plusieurs bibliothécaires choisis par le bureau.

Un cercle parmi tant d’autres…

La société est autorisée par le préfet le 12 mars 1878 (selon la loi du 10 avril 1832 et le décret du 25 mars 1852).

Ce n’est pas le premier cercle dans la commune. En effet, en janvier 1865 a été créé le Cercle de la Concorde dont Michel Stieber, membre actuel du cercle de l’union, faisait déjà partie.

Et finalement, 5 ans plus tard, le cercle de la fraternité est créé à dans la même commune car le cercle de l’union est trop loin de leur quartier, soit environ 1 km!

 

Source:  4M262-AD12

© 2017 Généalanille

Print Friendly, PDF & Email