Les vivres du prisonnier de guerre

 Aveyron, Blog, Challenge UProG, Guerre 14-18  Commentaires fermĂ©s sur Les vivres du prisonnier de guerre
Oct 312018
 
Quand les allemands dĂ©cident d’ouvrir les boites de conserves des prisonniers de guerre 14-18… les français protestent Ă  leur manière.

Les vivres du prisonnier

 Etant donnĂ© que je suis devenu quelque peu Ă©goĂŻste, je vous serai reconnaissant Ă  l’avenir de ne m’envoyer que des vivres dont je puisse personnellement profiter.

Cette lettre est adressée au président du comité de secours aux prisonniers à Rodez et est datée du 1er mai 1917. C’est un prisonnier de guerre interné au camp de Münsingen qui l’a rédigée. Un autre de ses collègues a écrit un message analogue sur une carte postale.

Pourquoi ce coup de gueule ?

Les allemands ont décidé d’ouvrir toutes les boites de conserves reçues par les prisonniers afin de vérifier que leur contenu ne contient pas de missives cachées. Or une denrée conservée dans du jus devient périssable. Les boites sont donc transmises à la cantine plutôt qu’au prisonnier.

Une mesure provisoire

Des consignes sont passĂ©es aux comitĂ©s qui expĂ©dient les colis. Pas plus d’une boite par colis pour Ă©viter le gâchis (mais tous les colis proposĂ©s ont des conserves). Et uniquement des conserves sèches ! Mais toute boite ouverte et non conservable est utilisĂ©e en commun et donc plus destinĂ©e uniquement au destinataire. C’est une vĂ©ritable perte pour le prisonnier.

Un arrangement

Les autoritĂ©s allemandes sont sommĂ©es de se justifier et de stopper leur attitude vexatoire. Un communiquĂ© de presse parait le 20 juillet 1917. DorĂ©navant les boites de conserves ne seront ouvertes pour vĂ©rifier qu’en prĂ©sence du destinataire et au moment oĂą il voudra en faire usage.

prisonnier

 

Sources: Le temps numérisé par Gallica, 18R3-22-AD12, 18R1-6-2-AD12

© 2018 Généalanille

Print Friendly, PDF & Email

Cet article a été réalisé dans le cadre du challenge UproG de novembre 2018 sur le thème imposé « prisonnier en 14-18 ».

Le patrimoine et les hypothèques

 Blog, Challenge UProG, Dans les registres  Commentaires fermĂ©s sur Le patrimoine et les hypothèques
Sep 152018
 

Les journées du patrimoine sont l’occasion de découvrir un certain nombre de richesses du pays. Et elles sont nombreuses : mobilier, immobilier, savoir-faire, monuments historiques…

A l’instar du patrimoine de vos ancêtres, ces derniers sont soumis à l’inscription aux bureaux des hypothèques depuis 1913.

La loi du 31 décembre 1913

Publiée au journal officiel du 04 janvier 1914, la loi du 31 décembre 1913 réunit plusieurs lois antérieures sur les classements de monuments historiques. Elle apporte une nouveauté : l’inscription sur les registres des hypothèques du bien immobilier classé.

Deux comptes aux hypothèques

Le monument historique bénéfice d’une inscription à deux comptes : l’état et le propriétaire.

Prenons un exemple, une église appartient à une commune. Si elle est classée monument historique, on retrouve sa trace dans le compte :

  • De l’état (parfois Ă  rechercher au nom de Nation française dans les tables)

  • De la commune.

 

Et dans le contenu…

Il ne faut pas s’attendre Ă  faire une grande dĂ©couverte sur le contenu de la transcription en elle mĂŞme. La description correspond Ă  l’Ă©lĂ©ment classĂ©

Elle peut cependant être plus précise quand une partie du bâtiment seulement est classée.

 

Classement et déclassement

En cas de déclassement de tout ou partie de l’immeuble, une nouvelle inscription est portée au registre des hypothèques.

 

MĂŞme son intĂ©rĂŞt reste limitĂ© (les classements sont disponibles par d’autres ressources), l’utilisation des hypothèques peut vous aider Ă  complĂ©ter l’histoire d’un bâtiment ou une monographie…

Sources: 79Q1476-AD12, 79Q1413-AD12, 79Q1427-AD12, 4Q1669-AD, 4Q1798-AD12.

© 2018 Généalanille

Print Friendly, PDF & Email

Cet article a été réalisé dans le cadre du challenge UproG de septembre 2018 sur le thème imposé « le patrimoine ».

Le personnel des colonies

 Aveyron, Blog, Challenge UProG, Histoire locale, XVIIIème Siècle  Commentaires fermĂ©s sur Le personnel des colonies
Août 312018
 

Daniel, Claude, César, Brigitte, Flore, Constance ne sont que quelques prénoms du personnel du Sieur Ostry, habitant Petite Rivière à Haïti,  une des anciennes colonies françaises.

Un aveyronnais parti dans les colonies

Il s’appelle Jean Baptiste Ostry. Il a été baptisé le 16 mars 1723 à Vabres dans l’Aveyron. Fils de Barthélémy Ostry notaire à Vabres et dame Marie Tauzin, il décède en 1786 dans sa propriété de Petite rivière en Haïti qu’il avait acquise 20 ans plus tôt.

Un inventaire peu ordinaire

C’est l’inventaire après son décès qui laisse apparaitre des biens un peu particuliers. Outre les classiques bâtiments, terrains, mobiliers et papiers, sont listés les esclaves « « nègres (45) puis les « négresses » (28) puis les « négrillons » (9) et les « négrittes » (7).

Et pour chacune de ses personnes, on apprend son nom, son âge, sa valeur économique (jusqu’à 50000 livres).

Des situations médicales

La valeur économique est évidemment associée au sexe, à l’âge mais aussi à l’état de santé. On relève ainsi quelques annotations.

  •  « Ayant des jambes enflĂ©es »
  • « EstropiĂ© d’un pied »
  • « Ayant un genou gros »
  • « Ayant une hernie »
  • « EstropiĂ© des mains »
  • « Infirme »
  • « Ayant une fistule »

Les conditions de vie

Le logement des enfants est une case de 54 pieds de long et 16 de large construite en bois rond clissée et boussillée couverte en paille.

Les autres logements sont 6 « cases à nègres », chacune de 45 pieds de long sur 16 de large de même structure.

Ce sont les seuls éléments indiquant les conditions de vie de ce personnel. Est-il bien nourri, bien traité ? Impossible à savoir. Il est, de toute façon, traité « d’esclaves » dans un document de vente de 1780…

Sources : 1J2832-AD12, 2E288M1-AD12

© 2018 Généalanille

Print Friendly, PDF & Email

Cet article a été réalisé dans le cadre du challenge UproG d’août 2018 sur le thème imposé « les colonies ».

Panique au foirail

 Aveyron, Blog, Histoire locale, XIXème Siècle  Commentaires fermĂ©s sur Panique au foirail
Août 202018
 

Un mouvement de panique sur le foirail provoque de nombreux blessés dont une dizaine sérieusement.

Les bĂŞtes ont eu peur

6 mars 1885. Il est 15H30 environ. La foule est grande sur le champ de foire de Séverac le Château. Les bêtes à cornes sont nombreuses, on en compte plus de 1000. Tout à coup un mouvement de panique surgit parmi les vaches et celles-ci se portent en masse vers une des issues du foirail. Certaines personnes sont transportées sur le dos des animaux sur plus de 20 mètres de l’endroit où elles se trouvaient.

De nombreux blessés

100 personnes sont blessées. Heureusement que l’endroit était clos, sinon la dispersion des vaches dans les rues aurait causé plus de dégâts.

On dénombre une dizaine de blessés sérieux :

  • Jean Ribouliès 12 ans de Verrières a le bras cassĂ©, la presse indiquera mĂŞme qu’il a l’épine dorsale brisĂ©e ;
  • Valentin Privat 48 ans de la Capelle Bonance a 3 cĂ´tes enfoncĂ©es et la blessure est grave ;
  • Jean Baptiste Rousset d’Alain (48) a l’épaule dĂ©mise;
  • Victor Boutonnet d’Arques a lui le poignet dĂ©mis ;
  • Casimir Salesse de Pierrefiche a les cĂ´tes enfoncĂ©es ;
  • Mme Guizard de SĂ©verac a Ă©tĂ© renversĂ©e par les bĹ“ufs. Comme elle est « dans un Ă©tat de grossesse assez avancĂ© », on craint un avortement. Cependant on notera la naissance d’un petit Joseph 17 jours plus tard.
  • Amans Calières, 34 ans de Verrières a une blessure au menton cĂ´tĂ© gauche longue de 7cm et profonde d’1,5cm ;
  • Casimir Delmas 49 ans de Buzeins est blessĂ© Ă  la tĂŞte ; son Ă©paule et sa jambe gauche sont meurtries et il a une incapacitĂ© de travail d’un mois environ ;
  • Jean Fages 48 ans de SĂ©verac s’est foulĂ© le bras et la jambe gauche;
  • Marianne Solassol Ă©pouse MoliniĂ© a, quant Ă  elle, une blessure assez grave au bras gauche.

 

Pourquoi ce mouvement de panique ?

Une enquĂŞte de gendarmerie est menĂ©e. Mais malgrĂ© les recherches les plus minutieuses pour dĂ©couvrir les causes de cette panique, personne ne sait ce qui s’est passĂ©. Personne n’a rien vu de suspect et aucun portefeuille n’a Ă©tĂ© soustrait. « Plusieurs disent qu’on avait jetĂ© des capsules de dynamite qui auraient Ă©clatĂ© sous les pieds des bĹ“ufs, et auraient jetĂ© l’épouvante parmi ces animaux ». La panique s’est cependant produit 3 fois dans la mĂŞme journĂ©e…

Les gendarmes critiqués

La population est impressionnée par l’événement. Il faut des responsables ! Et c’est l’attitude des gendarmes qui est mise en cause. Ils n’auraient pas fait ce qu’il fallait. Pourtant les pauvres n’ont pourtant pas ménagé leur peine. Ils ont cherché les blessés, les ont conduits auprès des médecins puis chez les pharmaciens et ne se sont arrêtés que lorsque plus personne n’avait besoin de secours.

Quant Ă  la foire, elle « a Ă©tĂ© Ă  peu près nulle » d’après la presse… comprenez qu’elle n’aura rien rapportĂ© Ă©conomiquement.

 

NB: si vous avez un jour l’opportunitĂ© de visiter l’actuel foirail de Laissac, vous entendrez les organisateurs vous dire que des accidents surviennent encore, heureusement rarement.

Sources : 4M132-AD12, 4E275-21-AD12, PER877-AD12

© 2018 Généalanille

Print Friendly, PDF & Email

L’heure lĂ©gale et les actes d’Ă©tat civil

 Blog, Dans les registres, SaĂ´ne et Loire, XIXème Siècle  Commentaires fermĂ©s sur L’heure lĂ©gale et les actes d’Ă©tat civil
Août 162018
 

Quand le secrĂ©taire de mairie d’une commune prĂ©cise la notion d’heure lĂ©gale sur les actes de l’Ă©tat civil…

Changement d’heure lĂ©gale

C’est la loi du 14 mars 1891 qui impose d’uniformiser l’heure lĂ©gale dans toute la France. Cette Ă©volution est en partie due Ă  l’essor industriel mais dans les faits la campagne continue de travailler et de vivre « à son heure » … Sauf si la personne doit prendre le train!

Sur les registres

C’est une particularitĂ© des registres de l’Ă©tat civil d’Issy l’EvĂŞque (71). Le 4 fĂ©vrier 1892, la naissance du jour est dĂ©clarĂ©e Ă  5 heures du matin… Point! Le 8 fĂ©vrier 1892, le mariage a lieu Ă  onze heures du matin « heure lĂ©gale ».

Cette mention sera scrupuleusement notĂ©e sur (presque) tous les actes de naissances, mariages et dĂ©cès de la commune au moins jusqu’en 1902.  A tel point que tout oubli est rajoutĂ© en fin d’acte avec un renvoi.

Un secrétaire pointilleux ou mécontent?

La mention « heure lĂ©gale » apparait sur ces registres presque un an après la loi de 1891. Aucune autre mairie des environs n’adopte cette habitude…. Par ailleurs, c’est bien le mĂŞme secrĂ©taire de mairie qui rĂ©dige les actes, et ce, quel que soit le maire. A-t-il eu une remarque? Etait-il mĂ©content de ce changement d’heure? Les questions restent sans rĂ©ponse.

 

Sources: 5E239-27 Ă  29-AD71

© 2018 Généalanille

Print Friendly, PDF & Email

Comment pister nos ancĂŞtres limitrophes ?

 Astuces, Blog  Commentaires fermĂ©s sur Comment pister nos ancĂŞtres limitrophes ?
Août 062018
 

Nos ancêtres limitrophes sont ceux qui ont eut l’idée de naître, se marier ou décéder dans un département voisin et qui nous obligent de jongler entre différents fonds d’archives.

Limitrophes ? Quelle importance ?

Il faut évidemment envisager que pour tout être humain, le changement de département n’est qu’une barrière virtuelle administrative. Imaginons nos ancêtres faire quelques kilomètres pour aller travailler, trouver une compagne ou faire des échanges commerciaux. A moins d’une marque visible, tel un péage, une barrière, une rivière, il est fort à parier que le changement de département leur importait peu.

Par exemple, la croix des trois évêques érigée à la limite de la Lozère, de l’Aveyron et du Cantal laisse apparaitre un territoire visuellement identique (l’Aubrac) sur les trois départements.

C’est plutôt un changement de vallée, de paysage qui donnait une indication du lieu à nos ancêtres. La généalogie, c’est donc aussi une bonne connaissance de la géographie !

Une forte connivence avec le village voisin

Deux communes, au moins, de l’Aveyron sont fortement liées à une commune du département voisin.

La compagnie d’Orléans officialise en 1859 le nom de Capdenac-Gare pour l’emplacement d’une gare située dans l’Aveyron sur la commune de Saint Julien d’Empare. Ce nom de Capdenac n’est autre que celui du village voisin situé sur l’autre rive de la rivière dans le département du Lot. Capdenac-Gare sera érigée en commune en 1891, conservant ainsi un lien avec son quasi homonyme.

A Saint Santin, toujours dans l’Aveyron, le village est coupé par la « frontière » avec le département du Cantal, donnant ainsi naissance à un monument aux morts de la grande guerre honorant d’un côté les poilus de Saint Santin de l’Aveyron et de l’autre ceux de Saint Santin des Maurs.

Les mêmes ressources généalogiques partout

La plupart des généalogistes cherchent à lister leurs ancêtres de manière ascendante, descendante ou les deux. Le point de départ est souvent l’état civil puis les registres paroissiaux. Depuis une dizaine d’année, la plupart des départements a numérisé ses ressources et les met à disposition sur internet. On peut donc compulser les registres d’un département ou d’un autre sans se préoccuper de la barrière virtuelle

Pour faire un arbre squelettique (nom, prénom, dates et lieux de naissance, mariage, décès), avoir des ancêtres limitrophes ne pose pas forcément beaucoup de problèmes car les ressources de base sont partout les mêmes. On aura juste parfois envie de pester contre les différentes visionneuses qui n’ont pas les mêmes fonctionnalités !

Quelques pièges

« Je ne retrouve pas ma commune ! » Faire de la généalogie, c’est aussi faire de l’histoire locale. La commune a pu changer de nom, mais aussi elle a pu changer de département. C’est le cas par exemple du canton de Saint Antonin Noble Val qui est cédé en 1808 par l’Aveyron pour créer le département du Tarn et Garonne.

La généalogie d’ancêtres limitrophes à d’autres pays ne sera pas abordée ici mais il faut évidemment garder en tête les changements de frontière survenus au fil des siècles. Et leur conséquence en terme de recherches (et de destruction d’archives).

Une inégalité parmi les salles de lectures et les fonds

Pour débloquer des branches, on utilise d’autres fonds que l’état civil ou les registres paroissiaux. Et l’absence de numérisation nous impose d’aller fréquenter nos salles de lecture. Et l’on se rend vite compte qu’il n’y a pas que la visionneuse qui est différente !

Le premier problème est d’ordre organisationnel. La salle de lecture est-elle ouverte au moment où on envisage de s’y rendre ? Combien de documents nous seront communiqués par jour ? D’un département à l’autre, cette réponse varie parfois énormément. Mais la réponse est bien souvent sur le site internet des archives départementales ou diocésaines concernées.

Le deuxième problème est liĂ© Ă  l’état physique des fonds. Les documents sont-ils communicables ? Partis en restauration ? En cours de numĂ©risation ? On peut envisager de poser la question avant de se dĂ©placer, mais difficile de connaitre la cote qu’on va vouloir consulter si on n’a pas accès aux instruments de recherche… Quelle dĂ©ception quand on apprend que les documents qu’on avait espĂ©rĂ© consulter ne seront pas visibles ! LĂ  encore, la politique choisie et les moyens financiers disponibles varient d’un dĂ©partement Ă  l’autre.

Le troisième problème est liĂ© au contenu des fonds. Les tables des hypothèques n’ont pas Ă©tĂ© conservĂ©es, le notaire n’a pas dĂ©posĂ©, les archives d’insinuations ou de contrĂ´le des actes sont inexistantes pour le bureau qui vous intĂ©resse, un des exemplaires des registres paroissiaux a Ă©tĂ© dĂ©truit, les recensements de population n’existent pas avant 1871. Chaque dĂ©partement a finalement des fonds d’archives très diffĂ©rents…

Des conseils ?

  • Si la commune de vos ancĂŞtres est limitrophe, pensez Ă  regarder une carte pour ne pas limiter vos recherches Ă  un seul dĂ©partement. Cela sera utile tant pour faire des recherches en mode escargot que pour dĂ©tecter un environnement gĂ©ographique (zone de plateau, vallĂ©e…)
  • Si l’état civil vous le permet, ne nĂ©gligez pas les publications de mariage (ce qui est valable aussi pour les recherches non limitrophes !)
  • Les sĂ©ries d’enregistrement ont des rayonnements locaux (plus ou moins cantonaux), les sĂ©ries d’hypothèques ciblent des arrondissements, n’hĂ©sitez pas Ă  consulter les tables sur tous les dĂ©partements limitrophes…. quand elles sont conservĂ©es !
  • Les notaires peuvent avoir rĂ©digĂ© des actes pour des personnes hors dĂ©partements. Pensez Ă  regarder les actes, leurs contrĂ´les et Ă©ventuelles insinuations dans les dĂ©partements proches. Et vĂ©rifiez s’il n’y a pas, dans votre salle de lecture, de dĂ©pĂ´t d’actes pour des notaires d’autres dĂ©partements.
  • Les titres de famille, petites pièces isolĂ©es, archives privĂ©es sont Ă©galement des pistes Ă  ne pas nĂ©gliger. Sans oublier bien entendu les fonds de justice… (conseil de famille pour enfants mineurs, dĂ©claration de grossesse, …)
  • Les ressources autres telles que dĂ©pouillements par des associations, des privĂ©s, des professionnels, des sociĂ©tĂ©s commerciales sont Ă©galement un outil complĂ©mentaire dont on n’oubliera pas de vĂ©rifier l’exactitude avec les sources originales.

Une quĂŞte pas si impossible

Les recherches d’ancêtres limitrophes ne sont pas toujours plus difficiles à mener qu’une recherche de personnes ayant vécu au cœur d’un département. Elles sont même plus faciles à envisager qu’une généalogie d’ancêtre ayant migré ou émigré !

Il faut juste penser à regarder dans les départements d’à côté et pourquoi pas envisager des vacances généalogiques sur la terre de vos ancêtres.

 

Images: visionneuses du dĂ©partement de l’Aveyron et des dĂ©partements limitrophes, clichĂ©s personnels.

© 2018 Généalanille

Print Friendly, PDF & Email

La guillotine Ă  Rodez

 Aveyron, Blog, Challenge UProG, RĂ©volution française  Commentaires fermĂ©s sur La guillotine Ă  Rodez
Juil 312018
 

L’Aveyron a reçu sa guillotine en 1792. InstallĂ©e Ă  Rodez, elle ne sera utilisĂ©e qu’au printemps suivant.

La mort la moins douloureuse

« Tout condamnĂ© Ă  la peine de mort aura la tĂŞte tranchĂ©e ». Ainsi l’exige l’article III du titre 1er du code pĂ©nal. Par ailleurs, « l’humanitĂ© exige que la peine de mort soit la moins douloureuse possible dans son exĂ©cution ». Or les mĂ©thodes de dĂ©capitation sont loin d’être efficace… du moins pas au premier coup de hache !

Un nouvel outil

La loi du 25 mars 1792 « relative à la peine de mort et au mode d’exécution qui sera suivi à l’avenir » prévoit un instrument analogue à celui utilisé en Angleterre et qui semble très efficace.

Mais c’est un allemand, facteur de clavecins, du nom de Tobias Schmidt qui va dĂ©crocher le marchĂ© le 6 juin 1792 grâce Ă  un devis plus compĂ©titif que son concurrent Guidon… et après quelques tests sur des cadavres. La construction des guillotines pour les 83 dĂ©partements semble très rapide.

La guillotine arrive Ă  Rodez

La guillotine destinée à l’Aveyron est confiée à Banoche Lainé, voiturier d’Orléans le 26 juillet 1792. Le colis pèse 500 livres et comporte 2 grands poteaux, 2 moyeux, 1 caisse et 1 paquet de petit bois.

Le 30 juillet, elle quitte Paris pour l’Aveyron où on confirme son arrivée le 8 septembre 1792. Elle est conforme à la gravure qui avait été envoyée par Mr Beaulieu.

Quelques réparations

Une journée et demie de travail. Prix 9 livres. C’est le montant de la facture du sieur Michel qui a démonté et remontée deux fois une pièce qui était coupée sur la machine. Le 15 septembre 1792, la guillotine est prête à entrer en action. Ce qui ne sera le cas que le 31 mars 1793.

Sources : 1L30-AD12, 1L1805-AD12, 1L1091-AD12 La guillotine en 1793 numĂ©risĂ© par Gallica, l’Eglise en Rouergue sous le choc de la rĂ©volution 1789-1801 par Gaston Alary

 

© 2018 Généalanille

Print Friendly, PDF & Email

Cet article a été réalisé dans le cadre du challenge UproG de juillet 2018 sur le thème imposé « la guillotine ».

PĂ©ruzot Jean, mort pour la France

 Blog, Poilus, SaĂ´ne et Loire  Commentaires fermĂ©s sur PĂ©ruzot Jean, mort pour la France
Juil 212018
 

Jean Peruzot est le 59ème mort pour la France de la commune de Grury (71). Il avait 40 ans.

 

Classe 1898

Jean Péruzot est né le 13 janvier 1878 à Grury. Il est le seul fils survivant de Léger et d’Anne Ravolet. Tailleur d’habits au lieu-dit chez Reynot, il part faire son service militaire au 162ème RI en 1899. Trois ans plus tard, il revient avec son certificat de bonne conduite. A son retour, il se marie. Le couple a plusieurs enfants:  Marie née en 1904, Alphonse né en 1907 et Joseph né en 1913.

Chez les territoriaux

Jean Péruzot est mobilisé le 1er aout 1914 à 36 ans et rejoint le 63ème RIT. Il est dirigé sur la place de Besançon le 10 août 1914. Les conditions sont difficiles: pas de voiture pour transporter les cantines et vivres aux cantonnements. Pas de paille pour le couchage des hommes.

Tous les agriculteurs étant mobilisés, quelques soldats sont prêtés aux cultivateurs pour rentrer leurs récoltes.

Puis suivent des périodes d’instructions et d’exercices. Tout le régiment (ou presque) est disponible à faire campagne au 30 septembre 1914.

« Les hommes ont fait un effort soutenu et persévérant de nature à donner l’impression qu’ils étaient nettement préparés à tous leurs devoirs. »

Les premiers détachements partent début octobre 1914, ils sont remplacés par d’autres soldats venant du dépôt d’Autun « pour combler les vides produits par les départs successifs. »

Des soldats arrivent, d’autres repartent, en sursis illimité, vers les usines du Creusot « pour des travaux relatifs à la défense nationale ».

Le 28 décembre 1914, le régiment quitte Besançon laissant 24 hommes « inaptes à faire campagne » afin d’assurer le nettoyage des locaux. Il part à quelques kilomètres à Roche et Thise.

Le départ pour le front

Le 6 février 1915, les hommes quittent la région de Besançon et prennent le train. Besançon-Dôle-Gray-Langres-Chaumont-Sainte Ménéhould – La Neuville au Pont. Puis ils doivent aller camper dans des baraques improvisées dans le bois des Hauts Batis.

Dès le lendemain, les hommes « refont les cabanes » et commencent les travaux de tranchées. Et dès le lendemain un obus tue deux hommes et en blesse trois autres.

Le journal de marche commence alors Ă  Ă©grener ses pertes quasi quotidiennes.

Quelques hommes repartent parce qu’ils sont pères de 6 enfants ou qu’ils sont affectĂ©s aux usines Schneider au Creusot. « Rien Ă  signaler » dit le journal de marche… si ce n’est des obus, des morts et des blessĂ©s. L’état des pertes est rĂ©capitulĂ© Ă  fin juin : il contient 3 pages de noms soldats en 4 mois de front.

Pour les déserteurs repris, c’est le conseil de guerre assuré.

En juillet 1915, les bombardements sont plus intenses et les gaz asphyxiants font du dégât parmi le régiment. Les soldats sont obligés de sortir à la hâte des tranchées devenues irrespirables avant d’être souvent évacués pour maladie. A l’automne 1915, le journal de marche se remplit à nouveau des noms de nombreux tués, blessés ou disparus.

La bataille de Verdun

Alors que la bataille de Verdun vient de commencer, le 63ème RIT est dirigé sur le bois Bourrus le 9 mars 1916. La fiche matricule de Jean Péruzot indique qu’il reste à l’intérieur pendant un mois avant d’être affecté au 270ème Régiment d’infanterie le 12 avril 1916.

Ce régiment vient d’être reconstitué. Au début de mai 1916, c’est le retour en première ligne à l’est du massif boisé de l’Argonne. Puis il se déplace à Hermont avant de relever le 71ème RI dans le secteur de Chattancourt.

En aout 1916, les hommes défendent l’ouvrage de Thiaumont et participent à l’attaque de la tranchée allemande dite «  des deux arbres » qui sera un succès. Ils quittent la Lorraine le 1er septembre 1916.

La Marne et la Picardie

Le 270ème RI part dans les tranchées du secteur de Saint Hilaire le Grand jusqu’en février 1917 où le régiment rejoint la Picardie. Il occupe la première ligne à Dancourt-Popincourt début mars avant de retourner en Champagne à la fin du mois 1917.

Le rĂ©giment est dissous en juin 1917…. Jean PĂ©ruzot rejoint le 48ème rĂ©giment d’infanterie avec 237 autres soldats.

« La guerre a assez duré »

Fin juin 1917, les hommes occupent les tranchées du secteur des Eparges dans la Meuse. Les relèves sont faites sans incident. Des avions survolent les lignes à faible hauteur et mitraillent les postes avancés. Quelques bombes à ailettes sont lancées.

Les hommes ont quelques jours de repos fin août 1917 avec « séance récréative donnée par la musique du régiment » ou « fête sportive organisée par les officiers du régiment ». Le 9 septembre 1917, les bataillons sont embarqués en autos,  ils débarquent à Glorieux et relèvent leurs camarades en première ligne dans le secteur de Mormont. Le régiment reste en Lorraine jusqu’à la fin de l’année 1917.

Le 12 fĂ©vrier 1918, les allemands envoient un papier en français « La guerre a assez duré »…. mais la guerre continue !

Dans l’Aisne

Fin mars 1918, c’est le dĂ©part de la Lorraine… faux dĂ©part retardĂ©. Les hommes sont acheminĂ©s dans l’Aisne au sud ouest de l’Ailette. De nouveaux combats les attendent. Des dernières attaques de Jean PĂ©ruzot sont en juillet 1918. La 19ème division doit attaquer l’axe Corne Est du bois de Mauloy, la fontaine aux Chesnes et les lisières nord du Grand Rozoy. Un violent et continuel bombardement a eu toute la nuit du 19 au 20 juillet. L’attaque reprend le lendemain et le rĂ©giment Ă©prouve des pertes sĂ©rieuses : 32 tuĂ©s, 146 blessĂ©s. Le 21 juillet, l’attaque se poursuit et fait 11 morts et 70 blessĂ©s.

Jean Péruzot est évacué comme malade le 21 juillet 1918, il décède le même jour à l’hôpital d’évacuation 35/1 de la Courneuve. Il avait 40 ans.

Il est le 59ème mort pour la France de la commune de Grury et est enterré à la tombe 4 du cimetière d’Aubervilliers (93)

 

Sources : 5E227/12-AD71, 1R RM Autun 1898-AD71, 6M Grury –AD71, 3R321-AD71, 26N 787/6-sga mémoire des hommes, 26N 637/3 et 4-sga mémoire des hommes, Historique du 270ème RI-argonnaute

© 2018 Généalanille

Print Friendly, PDF & Email

La maison Ă©cole des filles

 Aveyron, Blog, Challenge UProG, Histoire locale  Commentaires fermĂ©s sur La maison Ă©cole des filles
Juin 302018
 

La maison école des filles de Prévinquières (12)  a été construite dans des conditions litigieuses.

Une nouvelle Ă©cole pour les filles

Le projet a Ă©tĂ© lancĂ© en dĂ©but de l’annĂ©e 1875. Une nouvelle Ă©cole sera construite pour les filles. Ce sera une maison Ă©cole, c’est Ă  dire un lieu oĂą l’on peut faire classe et oĂą le personnel enseignant peut vivre.
Une souscription est ouverte auprès de la population le 1er mars 1875. Elle semble avoir rapportĂ© 4700 francs en argent et 5000 francs de dons en nature (engagement de fourniture de matĂ©riaux). L’enquĂŞte de commo incommodo est faite en 1876.


Le 1er février 1877, par sa délibération, le conseil municipal de Prévinquières approuve les plans et devis pour la construction de la nouvelle maison école des filles. Ils ont été établis par Mr Rozié, agent voyer.
Le dossier est transmis au prĂ©fet le 4 avril et passe Ă  la session d’aout 1877 au conseil dĂ©partemental. Il vise Ă  demander 5000 francs Ă  l’Ă©tat. Le conseil dĂ©partemental donne d’ailleurs un avis favorable dans sa session de 1877.

Le maire refuse d’installer l’institutrice

Par arrĂŞtĂ© du 6 septembre 1877, Melle Massol institutrice est nommĂ©e Ă  PrĂ©vinquières. Elle doit prendre ses fonctions pour la rentrĂ©e du 16 octobre mais le maire refuse de l’installer. Elle s’est prĂ©sentĂ©e le 11 octobre (comme convenu) mais est obligĂ©e de loger Ă  l’auberge. Melle Massol se plaint Ă  l’inspecteur d’acadĂ©mie car elle a dĂ©jĂ  eu pas mal de dĂ©placements inutiles cette annĂ©e et si elle doit Ă  nouveau bouger, elle prĂ©fĂ©rerait le canton de Cassagnes BĂ©gonhès.
Melle Massol a en effet Ă©tĂ© nommĂ©e depuis le dĂ©but d’annĂ©e 1877

  • de Novis commune de SĂ©verac le Château,
  • Ă  Griac commune de RĂ©quista
  • puis elle est partie dans la nouvelle Ă©cole de Saint Cyrice Ă  Brousse le Château avant d’ĂŞtre affectĂ©e Ă  PrĂ©vinquières.

Et si le maire refuse d’installer l’institutrice, c’est que les locaux sont dĂ©jĂ  occupĂ©s par les sĹ“urs de la Sainte Famille qui font la classe… Et la maison Ă©cole est loin d’ĂŞtre terminĂ©e.
Une pĂ©tition est adressĂ©e au prĂ©fet par les pères de familles pour que l’Ă©ducation de leurs filles soit faite par une des sĹ“urs congrĂ©ganistes. Il faut donc un avis officiel pour que Melle Massol change d’affectation.


Et les enfants? Personne ne semble faire la classe aux 45 filles jusqu’Ă  la fin d’annĂ©e 1877.

La fin des travaux

L’inspecteur primaire rend compte de sa visite de la nouvelle Ă©cole des filles fin mai 1878. Il a vĂ©rifiĂ© que la construction Ă©tait conforme aux plans. Il ne constate aucune modification Ă  l’Ă©tage. Par contre, au rez de chaussĂ©e, une lĂ©gère cloison a Ă©tĂ© apposĂ©e pour sĂ©parer la salle de classe en deux. Une salle de 4,60m et une de 5m sur 6,50m.

La hauteur des plafonds a aussi Ă©tĂ© rĂ©duite: 3m40 au lieu de 4m. Cette modification est liĂ©e aux « grands froids qui sĂ©vissent dans ce pays surnommĂ© la SibĂ©rie de l’arrondissement ».
Un sous sol a également été construit avec une hauteur de 2,70m. Cela assainit les classes.
Il ne reste que la construction des lieux d’aisance, le mur de clĂ´ture de la cour de rĂ©crĂ©ation, le mur de clĂ´ture du jardin, l’Ă©tablissement du prĂ©au couvert, les plafonds, serrureries, la peinture des volets….

Les sœurs sont déjà là

L’inspecteur n’en parle pas dans son rapport mais un autre courrier nous apprend que les sieurs occupent les lieux depuis (au moins) avril 1878. Pourquoi? Parce que la maison Ă©cole appartient Ă  la fabrique! L’histoire se dĂ©voile. En 1875, un terrain a Ă©tĂ© cĂ©dĂ© Ă  la fabrique par le conseil municipal sans rĂ©ellement formaliser l’acte.

Les membres de la fabrique et le curĂ© ont Ĺ“uvrĂ© pour trouver le budget de dĂ©part, complĂ©tĂ© par la demande de subvention Ă  l’Ă©tat. Le curĂ© estime que les bâtiments lui appartiennent, le prĂ©fet n’est pas d’accord.
Et la dĂ©libĂ©ration du conseil municipal du 15 mai 1878 qui autorise les sĹ“urs Ă  rester « en possession de la maison qui a Ă©tĂ© construite par d’autre que par la commune sur un terrain communal » est annulĂ©e par le conseil de prĂ©fecture.
Le 3 juillet 1878, un arrêté est pris pour faire évacuer les sœurs et faire installer la nouvelle institutrice Melle Dufieu.

L’Ă©vacuation des sĹ“urs

Elle a lieu le 25 juillet 1878. Le maire et l’adjoint sont volontairement absents. Les sĹ“urs sont parties en visite Ă  Montbazens… Quand elles reviennent, elles refusent d’Ă©vacuer les locaux. Les gendarmes finissent par dĂ©gager l’accès et gardent l’Ă©cole pour la nuit en attendant le serrurier qui va changer toutes les serrures.

Contrairement Ă  ce qui a Ă©tĂ© Ă©crit dans les journaux d’opposition, les sĹ“urs ont pu prendre les habits dont elles avaient besoin et les baĂŻonnettes n’ont pas Ă©tĂ© mises au bout des carabines.

Des registres falsifiés et un maire suspendu

Les registres de la mairie ont Ă©tĂ© Ă©pluchĂ©s. Il manque l’apposition de certaines dĂ©libĂ©rations, d’autres semblent avoir Ă©tĂ© « arrangĂ©es » Ă  postĂ©riori avec des stylos de couleur diffĂ©rente. Le maire est finalement suspendu le 12 octobre 1878. Cela ne lui empĂŞchera pas de retrouver sa place puis de rester maire pendant quelques annĂ©es.

De nouvelles institutrices

Melle Dufieu est installĂ©e après l’expulsion des sĹ“urs dans un climat peu stable. Le 3 aout 1878, les objets de la Sainte Famille sont dĂ©mĂ©nagĂ©s de force par des personnes rĂ©quisitionnĂ©es.


L’institutrice doit rester Ă  l’auberge pour quelque temps car la maison Ă©cole est loin du village et entièrement isolĂ©e. Elle est placĂ©e de telle sorte qu’on peut y arriver par des sentiers couverts d’arbres sans ĂŞtre vus. Melle Dufieu a pour consigne d’Ă©crire le plus souvent possible Ă  l’inspecteur. Pas de quoi la rassurer, elle et sa pauvre mère. Elle supplie rapidement l’inspecteur de lui donner un autre poste.
Le 16 octobre 1878, Melle Dufieu est mise en inactivité.

Le 31 DĂ©cembre 1878, Mme Pons nĂ©e Ginesty est installĂ©e par l’inspecteur primaire. Quelques temps plus tard, elle indiquera qu’elle fait la classe Ă  des garçons pour soulager le trop grand effectif de son mari, lui aussi nommĂ© Ă  PrĂ©vinquières… D’ailleurs aucune fille ne s’est prĂ©sentĂ©e…mĂŞme si l’Ă©vĂŞque pense que l’institutrice propose de l’argent pour attirer les jeunes filles.

Mme Pons est affectée à Privezac en octobre 1879 et décède quelques mois plus tard.

Un procès et le retour des soeurs

Les sĹ“urs portent plainte auprès du juge de paix le 19 aout 1878. Ce dernier s’estime incompĂ©tent et l’affaire est portĂ©e devant le tribunal civil de Villefranche de Rouergue le 28 novembre 1878.

Le 22 juin 1879 un accord est trouvĂ© pour que les sĹ“urs prennent Ă  nouveau la direction de l’Ă©cole. DĂ©but juillet 1879 CĂ©cile Sennagal « Soeur Marie Bernard » est affectĂ©e Ă  l’Ă©cole de PrĂ©vinquières.
C’est l’occasion de dĂ©couvrir  l‘Ă©quipement de ses salles de classe.

Et puis la maison Ă©cole des garçons…

Le conseil municipal de PrĂ©vinquières reconnaitra dans sa dĂ©libĂ©ration du 15 janvier 1880, la nĂ©cessitĂ© de construire dans les plus brefs dĂ©lai possibles une maison d’Ă©cole pour les garçons. Cette fois, ci elle aura lieu dans des conditions plus traditionnelles!

Sources: 6T1/200-AD12, 2O200/1 et 2-AD12, 3T4/44 et 45-AD12, 4T3/11 Ă  13-AD12, 5T5/7, 13 et 15-AD12, 7T1/10, 12 et 16-AD12, 8J151-AD12, 3M517-AD12, 3M731-AD12, PER545-AD12, Journal de l’Aveyron

© 2018 Généalanille

Print Friendly, PDF & Email

Cet article a été réalisé dans le cadre du challenge UproG de juin 2018 sur le thème imposé « la première école ».

Retrouvé grâce à son chien

 Astuces, Aveyron, Blog, Histoire de famille, XXème Siècle  Commentaires fermĂ©s sur RetrouvĂ© grâce Ă  son chien
Juin 272018
 

Comment un chien, un vĂ©lo, une vache, un char ou un verre de trop permettent de retrouver la trace d’une personne en gĂ©nĂ©alogie…

Il avait reçu un coup sur la tête

L’histoire de CĂ©lestin a Ă©tĂ© racontĂ©e dans un prĂ©cĂ©dent billet. Il travaillait sur la nouvelle ligne de chemin de fer. Lors du percement du tunnel de Biounac, il reçoit une pièce de bois sur la tĂŞte et est internĂ© Ă  l’asile des aliĂ©nĂ©s de Rodez
CĂ©lestin est retirĂ© de l’asile par sa famille et il est dĂ©clarĂ© en incapacitĂ© de travail. Ses parents meurent et on perd sa trace.

Grâce à son chien

C’est un peu le hasard qui nous remet sur sa piste. CĂ©lestin rĂ©apparait « suivi d’un chien de chasse Ă  pelage gris moucheté ». Il est venu Ă  la gendarmerie d’Espalion faire viser un certificat de dĂ©livrance de poudre, mais le chien ne porte ni muselière ni plaque avec inscription.

Chien
Il se dĂ©fend: l’usure a fait disparaitre les inscriptions, il ne pensait pas que la muselière Ă©tait nĂ©cessaire. Et puis il ajoute « Je ne reconnais pas les contraventions, je contesterai le procès verbal, j’en ai fait sauter d’autres« .
On est en 1917, annĂ©e oĂą on avait encore sa trace, mais oĂą on apprend qu’il est casseur de pierres Ă  Entraygues, soit plus au nord du dĂ©partement.

Grâce à son vélo

Un nouveau lieu de vie, de nouvelles recherches peuvent dĂ©buter… Il n’y avait aucune trace de son dĂ©cès en marge de son acte de naissance. Les recensements de population et les tables de successions sont partis en numĂ©risation et/ ou restauration… Pourquoi ne pas fouiller d’autres contraventions?
Et le hasard fait bien les choses. En 1929, CĂ©lestin est Ă  vĂ©lo vers la maison de pisciculture du Nayrac. Il aperçoit les gendarmes et jette son vĂ©lo au fossĂ© et rentre dans l’Ă©tablissement.

Les gendarmes s’approchent du vĂ©lo et constatent qu’il ne possède pas de plaque et que le klaxon ne fonctionne pas. Deux contraventions supplĂ©mentaires! CĂ©lestin reste cachĂ© alors que les gendarmes font le guet pendant 20 mn. Ils l’appellent et il finit par sortir.
Il se dĂ©fend encore un peu: sa plaque Ă©tait bien sur le vĂ©lo ce matin, il a dĂ» la perdre. Quant au klaxon, il ne savait pas qu’il ne fonctionnait pas. Et cette fois ci, il prĂ©sente une carte d’Ă©lecteur de la commune d’Entraygues. Nous sommes en 1929, il est entrepreneur de cassage de cailloux dans cette commune. De faibles indications, mais qui permettront de complĂ©ter la biographie de CĂ©lestin.

Ces chères contraventions

Les contraventions pour ivresse, pacage, fermeture tardive de dĂ©bit de boissons, absence d’affichage de prix, char mal stationnĂ©, excès de vitesse ou tout autre petit dĂ©lit sont autant d’Ă©lĂ©ments qui peuvent permettre de pister une personne tant dans ses dĂ©placements que dans ses habitudes.
Elles ne sont pas toutes conservées et sont parfois classées dans les séries de justice ou dans les fonds de préfecture ou de sous préfecture. A consulter sans modération!

Sources: séries 10U-AD12

© 2018 Généalanille

Print Friendly, PDF & Email

 

error: Content is protected !!