Avr 042018
 

AgĂ© de 45 ans, Claude Baudelin est le 55ème mort pour la France de la commune de Grury (71). Il a Ă©tĂ© tuĂ© par l’ennemi dans la Somme.

 

Un cultivateur ordinaire

Claude Baudelin est né le 13 novembre 1873 à Urly commune d’Issy l’Evêque (71) d’Emiland et de Pierrette Theveniaud. Il est le 6ème enfant de la fratrie.

Claude part faire son service militaire au 19ème bataillon de chasseurs à pied en 1894 et revient à la vie civile en septembre 1897. Il se marie le 8 mai 1900 à Marly sous Issy avec Marie Nectoux puis part s’installer avec ses beaux parents aux Rio des Crottes à Saint Léger des Vignes (58).

Il revient en Saône et Loire en 1905 où il s’installe aux Dorains à Grury toujours avec ses beaux-parents.

 

Mobilisation générale

Mobilisé par décret du 1er aout 1914, il arrive au service des gardes de voies de communication le 16 septembre 1914, mais un mois plus tard il est rappelé au corps. Les hommes semblent suivre une période d’instructions.

Il passe au 44ème bataillon de chasseurs à pieds le 18 mai 1915 qu’il rejoint accompagné de « territoriaux et de réservistes n’ayant jamais servi. »

Le régiment est à Carency (62) et vient de subir 4 jours de combat. Son action a cependant permis la prise de 700 prisonniers dont plusieurs officiers.

Sur le front

Claude rejoint peut être réellement le front le 22 mai 1915 sous des bombardements intermittents. Il y reste en tous cas une semaine avant d’être affecté au 226ème régiment d’infanterie. On peut alors imaginer qu’il appartient à la compagnie de mitrailleuses qui vient d’être constituée.

 

Le 3 juin le 5ème bataillon resté en première ligne enlève une tranchée et fait 44 prisonniers. Les bombardements sont violents mais il faut construire « le boyau des Mâconnais. » Après une semaine, les hommes partent au repos.

Les attaques s’enchainent parfois sans trop de bons rĂ©sultats… Le repos Ă  l’arrière a lieu fin juin. Les combats continuent jusqu’à fin septembre 1915.

Le 17 octobre 1915, c’est la remise de la croix de guerre au drapeau.

Au 14ème RIT

Claude Baudelin est affecté au 14ème Régiment d’infanterie territorial le 16 novembre 1915. Les hommes défendent la région de la fosse Calonne où ils restent jusqu’à la fin février.

Le 25 février 1916, c’est le départ pour la Somme. Départ difficile en raison du verglas et de la neige.

De plus, la rĂ©gion de Belleuse (80) est, elle aussi, frappĂ©e par des mauvaises conditions mĂ©tĂ©orologiques. La route est complètement coupĂ©e par la neige qui atteint plus d’un mètre par endroit. Il faut donc faire prĂ©cĂ©der la colonne par un chariot chasse neige pour que les hommes puissent atteindre leur point de cantonnement. A peine arrivĂ©, il faut dĂ©jĂ  prendre place sur le front….

Ils restent dans la région jusqu’au mois de juin où ils reçoivent l’ordre de faire une marche de nuit alors qu’ils ont travaillé toute la journée dans les tranchées.

L’Oise et le retour Ă  l’armĂ©e active

En juin 1916, les hommes prennent donc le train pour aller effectuer des relèves à Saint Léger aux Bois dans l’Oise.

Le journal de marche est plus laconique pendant l’été. A partir du 19 aout 1916, les hommes sont dans le secteur de Tracy le Val.

Le 21 avril 1917, tous les hommes et gradés des classes 1897 et plus jeunes sont envoyés en renfort dans les régiments actifs. Claude Baudelin est de la classe 1893, il reste au 14ème RIT.

Le régiment dissolu

Le 22 janvier 1918, le 1er bataillon auquel appartient Claude Baudelin est désigné pour être « bataillon de réserve d’infanterie d’une division ». Un mois plus tard, le 14ème RIT est dissolu et seul le 1er bataillon subsiste.

Le 31 janvier 1918, ce bataillon quitte Noyon pour rejoindre la région de Dunkerque. Il débarque à Bergues et cantonne à Biernes. Les hommes sont affectés au parc du génie d’Adinkerque (Belgique).

Retour dans la Somme

Le 30 mars 1918, le bataillon prend le train et débarque à Longueau, à l’est d’Amiens. Le 3 avril, il arrive à Dommartin.  Claude Baudelin est tué dans la matinée du 4 avril 1918.

 

 

Il est le 55ème mort pour la France de Grury. Son nom ne figure pas sur la plaque de l’Ă©glise paroissiale.

Sources 5E239/24-AD71, 5E280/11 -AD71, 1R RM Autun 1893/2-AD71, 6M Grury-AD71, 6M250-AD58, sga mémoire des hommes : 26N827/14, 26N721/1, 26N775/8, 26N775/9, 26N775/10

 

© 2087 Généalanille

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